BRATSCH – Concert du 6 février 2014 à Paris

BRATSCH

Concert du 6 février 2014 à Paris

bratsch-2014-européenLe groupe BRATSCH se produisait à Paris 17°, à l’Européen, tout près de la place Clichy, du 4 au 9 février 2014.

C’est toujours un grand bonheur de retrouver ce quintet dans ce théâtre en hémicycle, qui se prête volontiers à des concerts très chaleureux.

C’est le cas de ce soir, 6 février, où notre fameux groupe se produit pour fêter ses quarante ans de carrière. Quarante ans de route, depuis la rencontre des deux fondateurs : Bruno GIRARD et Dan GHARIBIAN.

Sur leur chemin, ils ont emmené avec eux – depuis les années quatre-vingt – Nano PEYLET et François CASTIELLO. Un petit nouveau s’est joint à eux depuis 2011, Théo GIRARD, qui remplace Pierre JACQUET à la contrebasse, parti à la retraite.

BRATSCH restitue à merveille l’âme slave et tzigane à travers des titres fortement inspirés de traditionnels yiddish, rom(anès), grecs, arméniens, accompagnés de bulles de jazz manouche (un coucou à Django REINHARDT).

La salle est remplie de fervents admirateurs, qui suivent, pour beaucoup, le groupe depuis longtemps, et pour cette raison, conquise d’avance.

20h45. Les lumières de la salle s’éteignent. Le groupe arrive énergiquement. Pendant deux heures, nous assistons à un concert brillant, joyeux, plein d’entrain, et également émouvant sur certains titres comme Trink Burder. Pendant ces deux heures, se succèdent les titres les plus connus de leur répertoire comme Rien dans les poches, RER C/Mam kelez, La Fiancée/Doïna/Joc (traditionnel turc), Nomades/Zarbi

Chacun des musiciens du groupe nous gratifie, comme à son habitude, de solos de virtuoses, tels que ceux de Bruno GIRARD au violon, Nano PEYLET à la clarinette, François CASTIELLO à l’accordéon ; ce dernier est le deuxième chanteur solo et arrange certaines chansons comme cette sérénade italienne, Fratelli, qu’il a mise au répertoire de BRATSCH.

Théo GIRARD n’est pas en reste à la contrebasse, n’ayant plus à prouver qu’il est le cinquième membre du groupe. Quant à la voix rocailleuse de Dan GHARIBIAN, elle nous touche par sa chaleur, sa sensibilité, nous transmettant immédiatement l’émotion par son timbre (par exemple sur He Tchavaleï).

Nous repartons de ce concert le cœur rempli de joie ombrée d’un brin de mélancolie : l’âme slave en fait. Alors, à quand les prochaines dates à Paris ?

Louis-Serge Jouilloux et Mescalito

 

Laisser un commentaire