COMUS – Le Chant des outrances païennes

COMUS

Le Chant des outrances païennes

Comus-logoEn 1971, le folk psychédélique ne comptait pas uniquement de doux rêveurs en dentelle blanche, mais aussi de troublants esprits aussi érudits que torturés qui n’ont pas hésité à traduire leurs malaises intérieurs en exploitant les thèmes les plus sombres du paganisme. Ainsi du groupe anglais COMUS, dont le premier album, First Utterance, est rien moins qu’un prototype acid-folk-tribal sulfureux qui s’est révélé unique et inaliénable, l’expression d’un état d’esprit impossible à reproduire par voie artificielle, comme l’a prouvé son peu glorieux successeur discographique. Il n’empêche : un seul disque aura suffit à faire de COMUS un groupe majeur et mythique des musiques « maudites », celles qui mêlent frénésies et crispations de tous ordres. L’histoire de cette comète venimeuse, longtemps connue des seuls milieux de collectionneurs, est aujourd’hui restituée en CD sous forme d’une intégrale : Song to COMUS, The Complete Collection. On ne pouvait rêver meilleure opportunité de revisiter l’oeuvre de cette créature qui ne s’est jamais mieux sentie elle-même qu’en restant à l’état « sauvage »…

 

À l’origine, Comus était un personnage démoniaque, fils de Circé et de Bacchus, domicilié dans quelque forêt obscure, toujours prompt à mettre un terme saillant aux virginités égarées… C’est du moins ainsi que le dépeint au 17e siècle l’auteur anglais John MILTON, dans son poème A Maske, ou Comus. En choisissant ce patronyme pour le groupe qu’ils ont fondé en 1968, Roger WOOTTON et Glen GORING, deux jeunes guitaristes anglais de la région du Kent, devaient s’attendre à lui faire subir une réputation digne de son ancêtre mythologique.

Comus-band1De prime abord, le groupe n’avait pourtant pas de quoi effrayer ; sa configuration instrumentale, à base de guitare acoustique, de flûte et de violon, lui donnait des airs de combo folk tout à fait inoffensif, sorte de produit tardif d’un « flower power » déclinant. Mais un groupe « folk » qui reprend du VELVET UNDERGROUND en version acoustique est forcément suspect… Et en dépit du soutien qu’un certain David BOWIE lui a assuré dès 1969 et de quelques concerts événementiels marquants, le jeune groupe s’est engouffré dans une irrémédiable « voie maudite » qu’ont conforté les aléas de son existence et qui lui a valu de faire l’objet d’un culte underground resté encore aujourd’hui très vivace.

First Utterance : Le temps des orgies

Comus-firstutteranceSon premier disque aura suffit à assurer la postérité et la légende de COMUS : First Utterance, le bien-nommé, transpire d’une énergie, que dis-je, d’un venin à nul autre pareil, et dépeint un univers tout à la fois bucolique et hystérique, dans lequel l’on célèbre les déesses gréco-romaines, le paganisme phallique, le martyr chrétien, le meurtre, la fornication rituelle et la perturbation mentale. Avec COMUS, l’époque hippie avait trouvé son mouton noir.

Même en 1971, First Utterance (paru sur le label Dawn Records) en a manifestement dérangé plus d’un, d’abord par sa pochette représentant une créature mi-humaine mi-animale, sorte de cousine préhistorique de la « Vierge de fer », se contorsionnant et hurlant de douleur ou de joie, qu’importe ! La parenté de grimace avec la pochette réalisée deux ans auparavant par Barry GODBER pour In the Court of the Crimson King n’a guère été favorable à COMUS en terme de réussite commerciale, mais a certainement contribué à attiser la curiosité d’un public averti. Il n’y a pas à s’y tromper, la musique de COMUS a ce je ne sais quoi de malsain et de maudit qui la rapproche de celle du « Roi cramoisi », du « Velours marginal », du « groupe de la Troisième Oreille » et du « Générateur vandergraafien »… mais sous une forme à dominante acoustique aussi originale qu’improbable.

Majoritairement écrites par le chanteur Roger WOOTTON, les compositions de COMUS font état de développements instrumentaux inscrivant d’emblée le groupe dans le sillage d’un folk acoustique progressif qui – c’est là toute sa force  – s’écarte autant des plâneries sur brin d’herbe hippies que des pompes symphoniques printanières. Toute la singularité de COMUS tient dans ce va-et-vient perpétuel entre climats champêtres et séquences tourmentées, qui s’enchaînent parfois au sein d’un même morceau par paliers progressifs ou par cassures brutales. Certaines séquences et sonorités dissonantes relèvent même d’une approche expérimentale ; et le ton général, tant dans les textes que dans la musique, est plutôt celui d’un trip acide ouvrant sur un état modifié de conscience.

Les arpèges râpeux dessinés par les guitares acoustique, slide et sporadiquement électrique de Glen GORING, les grincements et les langueurs haletantes du violon de Colin PEARSON, le « drive » et les glissades ethériques de la basse d’Andy HELLABY et la pastoralité délicieusement perverse des flûte et hautbois de Rob YOUNG véhiculent une atmosphère ambiguë, prenante et dérangeante tout à la fois. Enfin, le contraste entre la voix hystérique et azymutée de Roger WOOTTON (souvent rapprochée de celle d’un Roger CHAPMAN sous acide) et celle, plus cristalline et sensuelle, de la jeune chanteuse Bobbie WATSON crée un état de vive tension érotique qu’amplifie un contexte littéraire particulièrement venimeux.

Diana ouvre les hostilités sans y aller de main morte : basse entêtante, guitare et violon en proie au roulis et percussions frénétiques entourent des voix haut placées un rien épileptiques et crispantes. Sont-ce les sorcières de Macbeth que l’on a convoquées ? On en jurerait. Et ce morceau est censé être le plus « pop » de l’album… Avec The Herald, le ton est plus doux, et le chant de Bobbie WATSON impressionne par son angélisme à en faire jalouser Annie HASLAM, la chanteuse de RENAISSANCE. La basse d’Andy HELLABY génère de curieuses sonorités glissantes et éthérées, sortes de soundscapes artisanaux, et la guitare acoustique de Glen GORING s’octroie un solo tout en suspension. On baigne dans une atmosphère lénifiante et charmeuse, avant d’être brutalement secoué par Drip Drip (un sommet du disque), dans lequel Roger WOOTTON, avec sa voix de satyre en rut ayant la bave aux lèvres, raconte une histoire de meurtre teinté d’érotisme : cornes et membres se dressent, sang et sperme arrosent cette composition tortueuse avivée en son milieu par un thème folklorique dansant soutenu par les râles sensuels de la nymphe Bobbie WATSON et de virulentes percussions tribales ; le violoniste s’oublie le temps d’un solo qui griserait le moindre derviche tourneur avant de sombrer dans un coma qui fait place à une séquence en forme de comédie érotique nocturne et estivale, animée par des piaillements masculins et féminins et… des sortes de croassements !… Puis retour au thème initial avec décoiffement final de rigueur.

L’invitation à l’orgie libidineuse et la chasse à la virginité se poursuivent avec Song to Comus, qui renvoie au poème de John MILTON. Là encore, on ne se méfie pas au début, on se croirait même dans une bluette acoustique de JETHRO TULL, flûte guillerette à l’appui, mais les spasmes vocaux de WOOTTON et WATSON et les notes nerveuses de la guitare réveillent un état d’excitation délétère. C’est le martyr chrétien qui fait l’objet de The Bite, un morceau d’allure évidemment sautillante et joyeuse, comme il se doit… Bitten, qui en est en quelque sorte le coda, voit le bassiste et le violoniste se lancer dans une improvisation troublante dont les expérimentations sonores préfigurent celles qui seront dûment explorées par le KING CRIMSON de 1972-74, avec WETTON et CROSS. L’ultime composition de l’album, The Prisoner, ne dévie pas de cet acid-folk tribal typique de COMUS, avec cette candeur perverse qui devient fiévreuse en bout de course. Il y est question de maladie mentale, ce dont plus personne ne devrait s’étonner après tout ce qui a précédé…

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C’est avec une candeur et une ferveur inaltérées par le temps que COMUS chante un paganisme ouvertement décomplexé et avançant à visage découvert. Le disque, bien que modérément accueilli à sa sortie par la critique, n’a pas pour autant généré de scandales, ce qui tient du miracle quant on sait qu’un groupe musicalement plus inoffensif comme BLACK WIDOW a, à la même époque, éveillé la fureur d’un sorcier professionnel pour avoir osé pratiqué dans ses concerts un authentique sacrifice rituel sans en mesurer les conséquences. Il faut croire que les valeurs païennes étaient plus prisées…

Par ailleurs et comme par coïncidence, quelques mois après First Utterance est sorti sur les écrans le film de Robin HARDY The Wicker Man (1973), dans lequel les cultes païens sont mis à l’honneur, avec ode phallique, danse érotique et meurtre sacrificiel, bref des thèmes typiquement « comusiens ». First Utterance pourrait au demeurant passer pour le compagnon sonore idéal de cet opus cinématographique lui aussi impressionnant.

To Keep from Crying : du rire aux larmes

Comus-tokeepfromcryingAccueil critique mitigé, manque de soutien de la part de sa maison de disques, désintérêt des autres, tournée laborieuse, tensions internes exponentielles, départ du manager : en toute logique COMUS aurait dû s’arrêter là, suffisamment d’éléments de nature « maudite » étant réunis pour en mythifier la carrière et en faire un groupe de légende. L’extinction des feux eut lieu en automne 1972. Mais on sait que certaines braises mettent du temps à s’éteindre… C’est ainsi que, un an et demi après, on a forcé COMUS à ressusciter. Mais la résurrection est un phénomène beaucoup trop chrétien pour convenir à COMUS le Païen, et l’allure de chemin de croix prise par la mise en chantier de son second album n’a pas arrangé les choses…

To Keep from Crying (1974) traîne une indécrottable réputation de « coda » indésirable, de chapitre en trop dans l’histoire de COMUS, un peu comme ces suites cinématographiques tardives et réchauffées. Son histoire est des plus abracadabrantes. COMUS n’était plus qu’un lointain souvenir pour ses membres lorsque la maison Virgin, alors en pleine ascension et réputée pour son catalogue d’artistes « progressifs » de pointe, a encouragé Roger WOOTTON à reformer le groupe pour enregistrer un nouvel album qui, en définitive, a été encore moins promu que le premier !

Pourtant, sa conception a été, de la part des artistes comme du label, liée à une prétention commerciale avouée qui, finalement, est partie à vau-l’eau… Une aberration ! Alors certes, il ne peut être question de retrouver dans ce second disque le venin charmeur du premier opus, puisque c’est précisément cet aspect qui risquait d’endiguer le potentiel commercial (soupir…) du groupe. Symptomatiquement, les guitares acoustiques, le violon et la flûte ne font plus partie de la palette sonore, mais les pianos et synthétiseurs y sont intégrés, de même que… la batterie, grande indésirable de la première mouture de COMUS. Pour autant, To Keep from Crying, en dépit de sa direction plus ouvertement pop et rock, n’est pas exempt de trouvailles et même de velléités expérimentales.

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Le morceau d’ouverture, Down, fonctionne plutôt pas mal en archétype de ce glissement vers un folk-rock plus accessible et plus électrique, où les crispations vocales de WOOTTON et WATSON sont toujours présentes, mais de façon pondérée, parsemées juste ce qu’il faut dans un format rythmique et mélodique très carré. Mais le formatage pop fait davantage de ravages sur d’autres titres à l’inspiration vraiment plus diluée, voire indigente, et qui, outrage suprême, comportent des paroles hippies nettement plus inoffensives et « ciel bleu » qu’à l’époque de First Utterance.

Children of the Universe est en soi une belle ballade folk-progressive, mais peut-être un peu trop sucrée pour COMUS. Bobbie WATSON en fait des tonnes dans le rôle de la « diva blues inspirée » sur Get Yourself a Man, sans qu’on sache bien pourquoi… Le morceau éponyme à l’album est quant à lui tout à fait acceptable dans le registre folk-prog. Un autre signe de transformation esthétique est patent dans Perpetual Motion, avec ses harmonies vocales réminiscentes des BEACH BOYS, et dont on ne sait s’il faut en rire ou en pleurer. Créant un contraste flagrant avec ces bluettes pop-folk, le bassiste Andy HELLABY s’est pour sa part amusé à introduire de-ci de-là des interludes instrumentaux pré-ambient – annonçant l’Another Green World de Brian ENO – en superposant des boucles de basse (Waves and Caves), en créant des effets percussifs sur son même instrument (Panophany) ou en tissant des spirales d’auto-harp (After the Dream).

Une volonté de renouvellement s’affiche certes avec To Keep from Crying, mais qui a cependant du mal à ne pas paraître laborieuse. Au fond, le gros défaut de ce disque est d’être apparu après First Utterance, auquel on est inévitablement tenté de le comparer. Et au jeu de la comparaison, il est évident qu’il ne fait pas le poids. Dans l’ensemble la messe est dite pour COMUS, un comble pour un groupe qui avait plutôt l’habitude de cultiver un esprit païen ! Et quand on sait que des membres de HENRY COW et de GONG ont participé à cet album, en les personnes respectives de Lindsay COOPER – qui avait déjà intégré COMUS pour quelques concerts en 1971 – et de Didier MALHERBE, on ne peut que déplorer le ratage de To Keep from Crying.

L’album appelle un implacable constat : l’étincelle qui avait secoué First Utterance s’accommode mal d’un recyclage artificiel ni d’un domptage marketing.

Song to Comus – The Complete Collection :
Une œuvre trop complète ?

Comus-songtocomusS’il faut connaître COMUS, c’est indubitablement avec First Utterance. Des deux albums du groupe, c’est le seul qui, en Europe, avait déjà fait l’objet d’une réédition CD sur Beat Goes On en 1995 que tout le monde n’a pas forcément eu le temps de voir passer. Et je ne parle évidemment pas des rééditions CD collectors du marché japonais… Qu’importe si, à l’époque, le disque n’a pas plu à la rare presse qui a daigné y accorder quelque évasive attention et si sa musique a peiné à trouver son public, sa légende est restée vivace auprès d’un public underground avide de feux-follets discographiques au pouvoir abrasif, et ce par l’entremise de salvatrices rééditions LP et CD.

C’est aujourd’hui avec cette Complete Collection parue sur Castle Music, un sous-label de la compagnie Sanctuary Records Group, que l’on aura plus de chance de pouvoir écouter, découvrir ou redécouvrir First Utterance dans sa sombre flamboyance gothico-païenne et sa rusticité inaliénable.

Sur le premier CD de ce double album d’« œuvres complètes » de COMUS, les initiés comme les néophytes prendront un égal plaisir à savourer les quatre morceaux bonus ajoutés après First Utterance.

Comus-DianaLes trois premiers proviennent d’un improbable maxi-single sorti en janvier 1971, soit un mois avant l’album First Utterance. Eh oui, il y en a eu de suffisamment fous à cette époque pour commercialiser la musique de COMUS dans ce format ! Cet EP contenait une version alternative de Diana, ainsi que deux morceaux extraits d’une démo et qui n’ont pas été retenus pour First Utterance : In the Lost Queen’s Eyes et Winter is a Coloured Bird, qui illustrent plutôt le côté « light » de COMUS, Roger WOOTTON n’ayant pas encore cédé à ses penchants vocaux névrotico-libidineux. (Ce qui n’a apparemment pas empêché un réalisateur, Lindsay SHONTEFF, d’intégrer ces pièces à la B.O. de l’un de ses films porno-soft, dans lequel on peut apercevoir les membres de COMUS !) C’est la première fois que ces trois pièces sont disponibles sur support numérique. En 1998, le maxi-EP Diana avait cependant été ajouté en complément à la réédition vinyle de First Utterance opérée par le label italien Get Back, manifestement pour les collectionneurs avertis.

Ultime cerise sur le gâteau, le premier CD de cette inestimable Complete Collection contient de plus une ultime rareté, All The Colours of Darkness, un « outtake » paru sur un très, très, mais alors très obscur EP dont l’existence est sujette à moult interrogations… Bobbie WATSON tient seule le chant « lead » (pas toujours très en place) dans cette ballade éplorée qui, outre la guitare acoustique et le violon, fait aussi entendre une vièle et un piano.

Cette intégrale COMUS vaut aussi pour son livret, comprenant de rares photos et la biographie du groupe la plus riche et complète parue à ce jour, comprenant même des extraits d’interviews des différents membres du groupe. Outre les anecdotes sur les débuts de COMUS, ses galères obligatoires, ses premières parties de David BOWIE, LOVE et BARCLAY JAMES HARVEST, on y apprend qu’avant le premier split du groupe en 1972 un disque était en préparation mais qu’il n’a jamais été enregistré. Il devait s’agir d’un album concept intitulé The Malgaard Suite et devait comporter deux longues pièces qui furent apparemment jouées sur scène. Le véritable successeur de First Utterance, ça aurait dû être lui. On a le droit d’enrager…

Mais l’histoire en a décidé autrement, et c’est elle qu’on a cherché à faire parler (et à faire écouter) à travers cette intégrale COMUS. Cela dit, la reproduction de l’album To Keep from Crying sur le second CD de cette Complete Collection paraît un peu forcée et contrainte, comme s’il s’agissait d’un bonus honteux et encombrant. Il est vrai que les commentaires désobligeants de Roger WOOTTON à son égard (alors qu’il en est quand même responsable) neutralisent toute velléité de réhabilitation. C’est bien simple, on n’a même pas daigné reproduire dans le livret la pochette originale de ce disque, alors qu’on a reproduit les pochettes extérieure et intérieure de First Utterance et même celle du maxi-EP Diana.

Toutefois, dans un souci d’honorer jusqu’au bout la lettre et l’esprit qui sied à une édition « complete » (souci qui confine presque au grotesque à ce stade de l’histoire du groupe), l’album To Keep From Crying est complété par les deux faces d’un single crédité à Roger WOOTTON et paru après ledit album, dans une indifférence encore plus générale. On aura beau jeu de dire que, dans cette Complete Collection, la soif de raretés des collectionneurs incurables aura été étanchée au-delà des limites du raisonnable…

Dans l’absolu, on aurait pu se contenter du premier CD de cette intégrale, qui contient tout ce que l’on a toujours voulu connaître de COMUS sans jamais avoir pu se le procurer. Le reste tient de l’anecdote, mais même le chapitre de l’inutile résurrection de COMUS n’est pas assez glauque pour neutraliser les émanations de soufre du premier opus. Des groupes plus récents se sont du reste laissés infecter par ces émanations, comme NURSE WITH WOUND et CURRENT 93, lequel a enregistré une version de Diana dans son disque Horsey (1991). Dans un autre genre, le groupe de black metal OPETH a intitulé l’un de ses albums My Arms Your Hearse (1997) en référence au morceau de COMUS Drip Drip, qui contient ce bout de phrase. Une autre référence faite à COMUS par OPETH est contenu dans le titre The Baying of the Hounds inclus dans son dernier album Ghost Reveries (2005), puisque ces mots proviennent de la chanson Diana, encore elle !

Maintenant que l’œuvre de COMUS est réhabilitée et rendue disponible avec cette intégrale, espérons qu’elle saura engendrer d’autres inspirations tout aussi grisantes et sulfureuses…

Stéphane Fougère

Discographie COMUS

Diana/In the Lost Queen’s Eyes/Winter is a Coloured Bird (Maxi-single, Dawn, 1971)

First Utterance (LP, Dawn, 1971)

To Keep from Crying (LP, Virgin, 1974)

First Utterance (CD, BGO, 1995)

First Utterance (+ Maxi-single Diana) (2xLP, Get Back, 1998)

Song to Comus : The Complete Collection (2xCD, Castle Music, 2005)

Site : www.comusmusic.co.uk

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