DULCIMER – The Macintyre

Print Friendly, PDF & Email
DULCIMER – The Macintyre
(Autoproduction)

dulcimer-macintyre-barDULCIMER fait partie de ces groupes que l’on suit avec intérêt depuis de nombreuses années. Sa relative discrétion n’empêche pas le quintet (guitare, basse, claviers, flûtes et batterie) d’être devenu un des poids lourds de la musique irlandaise en France. En 2013, les bordelais nous ont proposé un nouvel enregistrement, le quatrième, appelé The Macintyre. La pochette de l’album nous présente les musiciens devant un bar répondant au même nom. L’idée du CD provient d’un pub ainsi baptisé en Irlande dans lequel le groupe s’est produit.

Musicalement, le disque se situe dans la continuité de ses prédécesseurs. On peut néanmoins y percevoir une évolution non négligeable. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une autoproduction ; or, on dénombre dix-huit participants sur la photo du livret. Ingénieur du son compris, ce sont donc pas moins de treize invités qui ont été conviés à l’enregistrement de l’œuvre. On retrouve d’ailleurs des habitués, Mickael COZIEN à la cornemuse et Florence GAZEL au chant, mais aussi des sonneurs du Bagad KER VOURDEL (Bordeaux) aux bombardes et cornemuses ainsi que des renforts aux violon, banjo et accordéon.

Il ne reste alors plus qu’à pousser la porte du Macintyre’s pour découvrir ce nouveau répertoire.

D’emblée, l’ambiance est donnée avec un premier titre reprenant trois traditionnels enchaînés l’un après l’autre. La machine se met progressivement en place et la suite est de même nature, alternant entre chansons et instrumentaux.

Fidèle à sa réputation, DULCIMER reprend quelques classiques tels que Uncle Nobby’s Steamboat des WOLFES TONES, Song for Ireland (John et Phil COLCLOUGH) dans une interprétation sobre ou la voix de Florence donne une fois de plus le frisson. Clin d’œil à l’Ecosse, DULCIMER nous livre sa version du traditionnel Marie’s Wedding dans un style apaisé. Pour anecdote, dans le précédent CD, le groupe avait repris Internal Exile de FISH, l’ex-chanteur du groupe de rock progressif MARILLION, formation qui avait elle aussi interprété Marie’s Wedding.

Merilly kiss the quacker’s wife-The queen of the rusches bénéficie d’un dialogue entre la cornemuse et des claviers aux touches suavement jazzy.

Des compositions originales se frayent désormais un chemin plus important (The Macintyre, Slainte Ireland, The bad taste of grey) et rivaliseraient sans problème avec des traditionnels.

Enfin, pour clore le CD, DULCIMER nous propose une reprise de Red is the Rose dans laquelle les voix sont bien mises en avant, simplement accompagnées de quelques nappes de claviers.

Comme nous l’avions déjà fait remarquer au sujet des précédents albums, ce nouvel opus ne bénéficie hélas pas d’une large distribution. Espérons que les choses évoluent un jour car il est quand même dommage qu’un groupe aussi intéressant que DULCIMER n’ait toujours pas obtenu la notoriété et la reconnaissance qu’il mérite.

Site : http://groupe.dulcimer.free.fr

Didier Le Goff

 

Laisser un commentaire