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ARTICLES et PHOTOS > ARTICLES > Festival Interceltique de Lorient 2010 - Les découvertes

Festival Interceltique de Lorient 2010 - Les découvertes

Publié par ethnotempos le 09-Jan-2011 17:40 (2052 lectures)

Festival Interceltique de Lorient 2010

Partie 1 – Les découvertes

Jusqu’en 1970 se tenait à Brest, le Festival International des Cornemuses. Mais suite à une discorde entre la municipalité et le comité des fêtes, la manifestation s’est arrêtée. L’Association Bodadeg Ar Sonerien (l’Assemblée des Sonneurs) a alors cherché une autre ville ou s'implanter et le choix s'est porté sur Lorient. C'est ainsi qu'en 1971 s'est déroulé la première édition, sous la houlette du président du comité des fêtes de la cité morbihannaise, Pierrot GUERGADIC, et de Polig MONJARRET. En 1972 est arrivé Jean-Pierre PICHARD avec la volonté d'ouvrir davantage le rassemblement aux autres nations celtes et avec l'idée qu'en associant plusieurs nations minoritaires, on se sentait moins minoritaire. L'Irlande, l'Ecosse, le Pays de Galles, la Cornouailles, l'Ile de Man, puis la Galice en 1976 et les Asturies en 1985 ont ainsi fait leur entrée dans la manifestation.

Malgré de nombreuses tempêtes et des problèmes récurrents de subventions, le Festival Interceltique de Lorient (FIL) a maintenu le cap, parvenant même à devenir l'un des plus importants festivals européens. D'années en années, le succès ne s'est pas démenti.

Quoi de plus logique dans ce cas que de consacrer cette quarantième édition au pays hôte : la Bretagne.

2010 a été l'année de tous les records. Plus de 800 000 festivaliers ont été dénombrés dans la ville et le nombre de billets vendus a atteint les 115 000 unités. Sachant que de nombreux spectacles sont gratuits (Grande Parades des Nations Celtes, concerts de l'Espace Bretagne), cela représente une performance. Le retour de la Nuit du Port de Pêche, dans sa forme d’origine, Avenue de la Perrière, a réussi à attirer 7 000 personnes. La tentative d’établir un record de participant pour un Andro Géant à travers le monde (Bretagne et France, Cuba, Brésil, Irlande, Ecosse, Nouvelle Zélande,…) a séduit environ 4 500 danseurs.

Le FIL peut même s’enorgueillir d’un bilan financier positif au terme de cet exercice 2010.

Pour 2011, ce n'est pas un pays qui sera mis à l'honneur mais un ensemble de pays qui ont accueilli une immigration venant des nations celtes, comme l’ont déjà été l'Acadie et l’Australie en 2004 et 2006. La quarante et unième édition se fera sous le signe des Diasporas Celtiques.

COANHADEIRA

COANHADEIRA (mot désignant un balai servant à séparer les grains) a été créé à Orense en Galice en 2006. Au départ il y avait seulement des gaitas et des tambours dans le groupe, avec une assise plutôt traditionnelle, mais petit à petit d‘autres musiciens et leurs instruments sont arrivés. Aujourd’hui, la formation compte six membres (voix et percussions, guitare, accordéon, vielle à roue/gaïta, saxophone/gaïta, batterie) et propose un répertoire alternant compositions et traditionnels.

Il faut reconnaitre que le mélange est audacieux et inédit. La superbe voix de Patricia LOPEZ GONZALEZ est bien mise en avant et non couverte. L’utilisation par moments de deux gaïtas soutenues par la batterie et par la pandeireta (petites percussions) rappelle les débuts du groupe. Sur disque, les morceaux sont bien délimités mais sur scène ils s’enchainent parfois, donnant l’impression d’une plage longue avec des cassures régulières. Il est difficile de coller une étiquette sur la musique de COANHADEIRA tant elle navigue entre folk et jazz. Les musiciens veillent cependant à ne jamais perdre de vue leur essence traditionnelle.

Il est à noter que la formation a gagné un prix en Cantabrie, région limitrophe de la Galice, qui a ensuite financé son second album. Quoiqu’il en soit, COANHADEIRA est un groupe à suivre et on espère les revoir lors de prochaines éditions.

CD : PO

Sites : www.myspace.com/coanhadeira

http://coanhadeira.com/

FEUFOLLET

On dit souvent que la valeur n’attend pas le nombre des années. Ce vieil adage peut se vérifier une fois encore avec FEUFOLLET. En effet, le groupe existe depuis la fin des années 90 alors que les musiciens étaient à peine entrés dans l’adolescence (le batteur avait même moins de… dix ans). Aujourd’hui, alors que ses membres sont à peine âgés d’un quart de siècle, ils ont déjà à leur actif une bonne expérience de la scène et surtout pas moins de cinq albums. On ne peut pas à proprement parler de musique celtique, car FEUFOLLET est originaire de Lafayette en Louisiane et le terme de musique cajun semble plus adéquat.

Plusieurs changements sont intervenus dans le groupe depuis ses débuts. Cependant, trois membres sont toujours là, Chris STAFFORD (accordéon, piano, guitares), Chris SEGURA (violon) et Michael STAFFORD (batterie). Deux autres musiciens à la basse et aux guitares ainsi que la chanteuse, la charmante Anna Laura EDMISTON complètent aujourd’hui la formation.

Le répertoire est composé de chansons traditionnelles cajuns et de titres originaux. L’ambiance est plutôt au folk-rock (même très rock par moments ce qui a semblé décontenancer certains auditeurs). Le chant se fait, par contre, entièrement en français. Comme l’expliquait Anna Laura, certains membres du groupe ont effectué leur scolarité en immersion dans cette langue (sur le même modèle que les écoles Diwan en Bretagne ou Ikastola au Pays Basque). Ils sont donc parfaitement bilingues, même si paradoxalement une fois le concert terminé, c’est l’anglais qui reprend le dessus.

CD : En couleurs

Sites : www.myspace.com/feufollet

www.feufollet.net

THE NAVIGATORS

THE NAVIGATORS est un quatuor canadien, mais qui n’est originaire ni du Québec, ni d’Acadie. Le groupe nous vient en effet de la province anglophone de Terre-Neuve.

Les deux leaders et fondateurs Arthur O’BRIEN (chant, guitares, violon) et Fred JORGENSEN (flûte irlandaise, bodhran) sont complétés par un bassiste et un batteur. Deux albums sont parus, le premier en 2004 et le second, après des changements de personnels, en 2009.

THE NAVIGATORS s’est produit durant la nuit du port de pêche et en première partie de SOLDAT LOUIS. Dans cette dernière soirée, le groupe a su bien chauffer le public et le mettre en transe. Les musiciens s’y connaissent pour mettre de l’ambiance grâce à l’énergie qu’ils mettent dans leurs interprétations. Ils peuvent passer d’un morceau très rock à une balade plus acoustique sans renier les influences celtiques. Quelques traditionnels étaient au programme mais une large partie du répertoire était composée de créations originales. Le combo s’est même offert une version à consonance celtique d’Another brick in the wall de PINK FLOYD. Il fallait oser !

CD : Sea miner

Site : www.thenavigators.com

ATHY

ATHY a non seulement été une des révélations du Festival mais il en a également été une des attractions. La première chose qui fait qu’on le remarque, c’est son apparence. ATHY a de quoi dénoter dans le milieu des harpistes car lorsqu’on le croise, avec son physique avantageux, ses lunettes de soleil noires et son léger piercing sur le menton, il ressemble davantage à un mannequin de mode qu’à l’image de bardes que l’on se fait généralement des joueurs de harpes.

Ensuite, ATHY n’est pas non plus breton, ni même irlandais ou gallois. Le musicien est originaire de Buenos Aires, la capitale de l’Argentine.

Après s’être fait remarquer en juillet aux Rencontres Internationales de Harpes de Dinan, c’était au tour du FIL de l’accueillir à l’occasion de la Grande Soirée de la Harpe.

L’exercice s’avérait difficile. En effet, le musicien, inconnu du public, se présentait seul avec sa harpe électrique portative pour présenter ses compositions devant une salle quasi pleine. L’approche de l’instrument était résolument moderne, avec de-ci de-là des sonorités orientalisantes. On ne pouvait pas s’empêcher de penser à Déborah HENSON-CONANT dans la manière de jouer. D’ailleurs ATHY reconnait que l’américaine exerce une grande influence sur lui.

ATHY expliquait lentement son travail, avec beaucoup d’humour et, même si on ne comprenait pas l’espagnol, on saisissait malgré tout le sens de ses propos. L’adhésion du public était totale et la joie du musicien d’être là se faisait sentir. Pour l’édition des diasporas en 2011, réinviter ATHY serait une bonne initiative.

CD : Sabour a Tiershra

Site : www.myspace.com/athycontemporaryharpercomposer

VINCENZO ZITELLO

Évoquer Vincenzo ZITTELO dans la rubrique consacrée aux découvertes peut sembler inconvenant, voire irrespectueux. En effet, on ne peut pas franchement parler de nouveautés car le harpiste a déjà derrière lui plus de trente ans de carrière. Mais il est encore peu connu du grand public pour lequel il a constitué une découverte, d’où sa présence dans cette partie du dossier.

Tout comme ATHY, c’est en solo que Vincenzo s’est produit. Depuis ses débuts, le harpiste s’est livré à différentes expériences, allant du traditionnel au jazz, mais pour Lorient, il est revenu à un exercice plus classique. Le musicien connait bien la Bretagne, ou il a eu l’occasion de faire des stages avec Dominique BOUCHAUD et Alan STIVELL. L’influence de ce dernier est d’ailleurs palpable et affirmée. L’Interprétation de Ys, la célèbre pièce de l’album du barde breton, Renaissance de la harpe celtique, le confirmait

Vincenzo ZITTELO a capté l’attention du public avec le jeu si fluide, aérien et parfaitement maitrisé de sa harpe à cordes métalliques. Il dialoguait volontiers, expliquant son travail. L’artiste se risquait même à jouer de deux harpes en même temps, une pour la mélodie et l’autre pour marquer le rythme.

CD : Concerto

Sites : www.vincenzozitello.it/

www.myspace.com/zitellovincenzo

BRAÑAS FOLK

BRAÑAS FOLK est un septet qui existe depuis 2002 et qui a deux CD à son actif. C’est la première fois que le groupe se présentait au Festival Interceltique. Cependant, son leader et initiateur, Manuel BRAÑAS a eu l’occasion de s’y produire trois fois avec sa précédente formation ARCO DA VELLA.

Manuel (gaïta, vielle, harpe, flûtes) s’est désormais entourés de sa fille Olga (claviers, piano, percussions galiciennes) et de jeunes musiciens (basse, guitare, batterie, violon, accordéon) pour formé son nouveau groupe. Ensemble, ils ont interprété des thèmes traditionnels galiciens, mais ne s’interdisaient pas des mélodies venant d’autres régions celtes, ainsi que des compositions. Des titres entrainants et d’autres plus calmes se sont succédés. La musique n’avait rien de révolutionnaire, mais elle reflétait bien la vitalité actuelle de la musique galicienne

Sur le deuxième album, de nombreux invités, qu’il n’était évidemment pas possible de faire venir à Lorient, sont venus prêter main fortes au groupe (Pancho ALVAREZ, la chanteuse de FIA NA ROCA, Sonia LEBEDYNSKI…).

CD : Alala do Cebreiro

Site : www.branhasfolk.com

ESQUISSE

Voilà quelques années déjà que l’on suit avec attention le parcours d’ESQUISSE. Le passage de la formation sur la scène de l’Espace Bretagne était donc l’occasion d’aller écouter en vrai ce qu’on avait apprécié sur disque.

ESQUISSE existe depuis une dizaine d’année et est originaire de la région nantaise. Le groupe est composé de quatre musiciens (accordéon, clarinette, saxophone, batterie). Bien malin celui qui pourrait coller une étiquette sur la musique du combo. Dans le livret de l’album Les trois rives, Sylvain GIRAULT, avec humour, parle de trad-breton-funk-jazz-balkano-latino. ESQUISSE, c’est effectivement un peu tout ça mais cette désignation est forcément réductrice. La musique est assurément d’essence bretonne et le répertoire est largement inspiré par les danses (ridée, tour, galop nantais, avant deux de travers, gavotte). Le traditionnel couple biniou-bombarde est ici remplacé par le duo clarinette-saxophone, qui fait indubitablement penser à la musique d’Europe de l’Est. La batterie soutient le rythme sans écraser la mélodie par trop de lourdeurs.

C’est ce qui fait la force d’ESQUISSE, proposer, dans une construction atypique, une musique qui demeure dansable mais peut aussi simplement s’écouter.

CD : Live

Sites : www.esquisselegroupe.fr

www.myspace.com/esquisselegroupe

AUCKLAND & DISTRICT PIPE BAND

ETHNOTEMPOS se fait rarement l’écho de productions venant du monde des pipe-bands. Ces ensembles sont pourtant très importants à travers de la planète. A Lorient, à la différence des bagadou bretons qui souvent proposent leurs propres spectacles, les pipe-bands sont présents pour concourir ou pour défiler lors des différentes parades. Il est rare qu’ils soient têtes d’affiches.

Généralement les pipe-bands que l’on croise dans la ville viennent pour la plupart d’Ecosse et d’Irlande. Depuis quelques années sont apparus des ensembles originaires du Canada, des USA, d’Australie et même du Brésil en 2009. Si nous évoquons l’AUCKLAND & DISTRICT PIPE BAND, c’est en raison de son origine géographique qui est, comme le laisse supposer son nom, la Nouvelle-Zélande. On l’oublie souvent mais tout comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande a connu une forte colonisation britannique ou irlandaise, aussi quoi de plus logique que la culture celte s’y soit implantée.

Le groupe est l’un des meilleurs de son pays et a remporté de nombreux concours internationaux. Il s’est produit à la Grande Parade le premier dimanche et lors des Nuits Interceltiques au Stade du Moustoir. L’AUCKLAND & DISTRICT PIPE BAND n’est pas venu les mains vides car il en a profité pour présenter son CD, a Rumbus. Ce dernier ravira les fans de cette musique, même s’il est sans réelles surprises. On y croise de nombreux thèmes chers aux pipe-bands, parmi lesquels les incontournables Amazing Grace et Scotland the brave.

CD : a Rumbus

Site : www.pipeband.org.nz

CALAN

CALAN n’en était pas à sa première participation au FIL. En 2008, à l’occasion de l’année du Pays de Galles, le groupe s’était déjà fait remarquer. Et c’est avec le même enthousiasme qu’on a pu le retrouver cette année.

CALAN appartient à la nouvelle génération du folk gallois. Les musiciens étaient tous jeunes lorsqu’ils se sont rassemblés en 2005. Composé de trois filles et de deux garçons, le combo, essentiellement acoustique (guitare, accordéon, harpe, violon, flûtes pibgorn), proposait une vision fraiche, inspirée et pleine de fougue de la musique galloise. Les mélodies étaient parfois mises en avant par deux violons. A d’autres moments, les sonorités du pibgorn, cet étrange cousin gallois du cromorne, venaient s’immiscer. Parfois également, la charmante Bethan RHIANNON n’hésitait pas à laisser son accordéon, pour exécuter quelques pas de danses.

CALAN démontrait que la tradition peut être respectée sans rester statique et en évoluant sans effets tapageurs. Toutefois, sur l’album, trois titres sont repris avec l’apport d’une basse et d’une batterie. Peut-être est-ce une nouvelle orientation que les musiciens veulent donner à leur musique dans le futur.

CD : Bling

Sites : www.calan-band.com

www.myspace.com/calanfolk

COSCAN

La délégation irlandaise est loin d’être la plus représentée au Festival Interceltique. On a souvent l’impression que L’Irlande boude ou snobe la manifestation lorientaise. Il est vrai que la musique irlandaise est connue dans le monde entier et a donc moins ce besoin de reconnaissance.

COSCAN fait donc partie de ces rares groupes à avoir fait le déplacement. Les quatre musiciens effectuaient leur deuxième passage après celui de 2007. Leur musique est très agréable à écouter. A dominante acoustique (violon, flûtes, guitare, percussions et chant), elle était de temps en temps troublée par quelques nappes de claviers. Le public ne s’y trompait pas et tapait volontiers dans ces mains lors de morceaux les plus rythmés. Le problème, c’est que cela fait quarante ans que l’on entend ce genre de musique. A la différence de ses consœurs des autres pays celtes, on a l’impression que la musique irlandaise ne souhaite pas se renouveler ou se remettre en question. COSCAN respecte les codes mais on aimerait de temps en temps un peu d’innovation

CD : Dinnseanchas

Sites : www.coscan.net

www.myspace.com/coscan

FRIGG

FRIGG fut une des curiosités du Festival. Le groupe n’est en effet pas originaire d’un pays celtique, mais nous vient de Scandinavie, plus précisément de Norvège et de Finlande. La musique de FRIGG n’est pas non plus celtique. Mais il existe malgré tout des ressemblances, surtout (proximité géographique oblige) avec la musique écossaise. La Celtie n’est cependant jamais loin et le bassiste Antti JÄRVELÄ, fait d’ailleurs également partie du groupe BALTIC CROSSING qui, lui aussi, mélange les genres.

Le violon est l’instrument principalement mis en avant. C’est sur lui que reposent les mélodies et les autres instruments (guitare, mandoline, basse, percussions) sont même parfois très en retrait.

Ceux qui pensent que le violon est un instrument mélancolique en seront pour leurs frais. FRIGG démontre, comme le font aussi les musiciens celtes, que le violon est tout le contraire. Il suffit de fermer les yeux pour s’imaginer tout au nord de l’Europe.

Pour le concert, FRIGG se trouvait associé au groupe du musicien lorientais Julien LE MENTEC. Ce dernier n’est pas un inconnu car déjà il officie au sein de nombreuses formation bretonnes (TAN BA’N TY, Régis HUIBAN QUARTET) et surtout il avait clôturé le Festival en 2008 avec là encore un collectif, le BIG STAL. Cette fois, son groupe était moins

Le concept, qui était une totale découverte, a énormément plu au public. Ce mariage celtico-scandinave, qui n’est pour le moment gravé sur aucun CD, pourrait se renouveler sans problème. On peut le dire sans honte : FRIGG, c’est chic !

CD : Crannen

Sites : www.frigg.fi

www.myspace.com/friggtheband

Didier Le Goff

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@ Association Rythmes Croisés. Il est interdit de reproduire cet article sans autorisation.

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