Festival Planètes Musiques
Festival Planètes Musiques
7e édition - de février à juin 2007
Le Festival Planètes Musiques, dédié aux « nouvelles musiques traditionnelles », inaugurait sa septième édition à Nanterre dans les Hauts-de-Seine, avec huit concerts répartis dans trois lieux de la ville, le week-end des 16, 17 et 18 février 2007. Le duo Patrick BOUFFARD / Gilles CHABENAT avec leurs vielles à roues électroacoustiques ouvrait le festival le vendredi dès 18h à la Salle des Fêtes de Nanterre, suivis en soirée, dans la grande salle de la Maison de la Musique, du trio aux couleurs bulgares BOYA, puis de LA MACHINE avec une création autour des musiques traditionnelles de Centre-France. Le festival ouvrait également à 18h le samedi avec le trio vocal d’Evelyne GIRARDON , à l’auditorium de la Maison de la Musique, et se poursuivait le soir dans la grande salle de la Maison de la Musique avec BILL EBET et FAMILHA ARTUS. Les concerts du dimanche se déroulaient à la Salle Daniel-Féry, plus pratique pour danser, avec tout d’abord la prestation de GADALZEN à 15h puis le spectacle du TARAF GOULAMAS qui clôturait ce week-end d’ouverture. Le festival se poursuit actuellement jusqu’à fin juin, puisque le lancement est suivi d’une quarantaine de dates de concerts sur toute la France avec les artistes présents à ce week-end d’ouverture, ainsi que le duo PANIC et le groupe de fusion pluriculturel JUGAL BANDI. Nous vous invitons à revivre les quatre concerts auxquels nous avons assisté.
BILL EBET
Le groupe BILL EBET propose un jazz feutré inspiré de mélodies bretonnes. L’instrumentation est typique d’une formation de jazz, avec Gildas Le BUHÉ au chant et aux sax ténor et soprano, Erwan VOLANT à la guitare, Pierrig TARDIVEL à la contrebasse, Glenn LE MERDY à la batterie et aux percus, additionnée de la bombarde de Jean-François LE GOUARIN et de chants du Pays vannetais.
FAMILHA ARTUS
FAMILHA ARTUS mêle habilement le répertoire gascon et l’électro. Depuis sa création, le groupe ne cesse d’innover et de délivrer une musique à la croisée du traditionnel et du contemporain, qu’il nomme fort justement « cosmotrad ». Depuis que COSIA (vielles), PAIRBON (basse et percussions), TOTON (chant, baishon, flûtes, vielle et cymbale), HRAIR (chant, boha, guimbarde, flûtes et bambous) se sont adjoint les services de DRÜCPA DRACOUS au dispositif électroacoustique, le son du groupe a gagné en profondeur et en mystères, sans pour autant perdre ses bases traditionnelles. Les membres de FAMILHA ARTUS, toujours enveloppés d’un épais light-show rougeoyant digne d’un film de science-fiction, ont même réussi à entraîner une partie du public dans une farandole endiablée, improvisée devant la grande scène de la Maison de la Musique pour terminer en beauté cette soirée.
GADALZEN
Dès les premières notes du concert, GADALZEN étonne. Avec seulement une guitare acoustique, un accordéon, des flûtes, des cornemuses et une basse, GADALZEN dégage une énergie que pourraient lui envier la plupart des groupes de rock actuels. Les cinq musiciens (Ludovic TADEUSZ KIERASINSKI à la basse, Jacob FOURNEL aux flûtes, Marc SERAFINI à l’accordéon diatonique, Pierre ROUCH à la cornemuse gasconne et Alem ALQUIER à la guitare, au chant, au oud et au bouzouki) allient connaissance de la musique traditionnelle occitane, jeu personnel inspiré des cultures urbaines, finesse des arrangements, virtuosité sans prétention et vitalité à revendre. GADALZEN propose, tout comme FAMILHA ARTUS, l’une des « nouvelles musiques traditionnelles » les plus créatives du moment. Il serait temps qu’on s’en rende compte, et le festival Planètes Musiques ne s’y est pas trompé !
TARAF GOULAMAS
Le TARAF GOULAMAS, sous la direction de Laurent EULRY, entre en scène après avoir débuté le concert dans la cour, suivi par le public, puis installe une table et un réchaud... Après un poème dédié aux escargots « qui ont donné leur vie pour nous nourrir » et une procession au milieu des spectateurs ahuris, les musiciens reprennent place sur scène, les uns pour continuer le concert, les autres pour faire chauffer l'huile d'olive (ils sont originaires du Sud de la France !), couper les oignons et les tomates et assaisonner le tout. Alternant musique tzigane et cuisine, les musiciens du taraf nous préparent des escargots à la provençale tout en maintenant une ambiance de fête dans la salle, où les spectateurs dansent en attendant la dégustation, et pour quelques-uns en surveillant la cuisson. Après avoir servi ses escargots au public, le TARAF GOULAMAS a donné un second set improvisé dans le hall de la salle, réjouissant ainsi ceux qui ne voulaient pas terminer si tôt le week-end.
Sylvie Hamon & Stéphane Fougère
Sites: www.familha-artus.com
www.gadalzen.com
www.taraf-goulamas.com
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Ethnotempos n° 31 d'avril 2007