TRANSLAVE - Ulitza
(Label Ouest/L'Autre Distribution)
TRANSLAVE est né en 1996 de la rencontre entre le pianiste et accordéoniste argentin Gerardo GEREZ LE CAM, le violoniste roumain Marian Jacob MACIUCA (ex-CARTETO JEREZ), et de deux musiciens venus respectivement de Biélorussie et d'Ukraine, Micha PASSETCHNIK (cornet, trompette et accordéon) et Slava KAZYKIN, qui a quitté le groupe depuis. Avec pour influences les musiques tziganes, slaves, le jazz et le tango argentin, le groupe enregistre en deux ans trois CD autoproduits : Musique tzigane, puis Tziganiada, et enfin Çzardango, plus orienté vers les musiques traditionnelles d'Europe centrale, avec pour nouveau membre le contrebassiste français Guillaume ROBERT.
Aujourd'hui augmenté du percussionniste iranien Bijan CHEMIRANI (le fils de Djamchid CHEMIRANI) aux zarb, derbouka, reeq, cajon et daf, le quintet sort son quatrième album, Ulitza, sur le Label Ouest. Musiques tziganes d'Europe de l'Est fleurtent avec des rythmes slaves, klezmer ou de tango argentin, colorées de multiples percussions iraniennes, dans les 17 compositions de cet album où TRANSLAVE délivre un folklore imaginaire qu'il définit comme étant "un pont imaginaire qui relierait Minsk à Tulcea, en passant par Buenos Aires". Les compositions, danses ou ballades nostalgiques, n'hésitent pas à mettre en en valeur les instruments en solo, sur Improvisation, un morceau improvisé au violon ou encore ce splendide et long duo violon/percussions dans Samedi après-midi.
Sylvie Hamon

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TRANSLAVE
– Marinarùl
(Label
Ouest / L’Autre Distribution)
Deux ans après Ulitza, leur précédent album et le premier bénéficiant d’une large
diffusion (ETHNOTEMPOS n° 8), revoici TRANSLAVE, le fameux groupe, basé
en Bretagne, de musique slavo-tzigano-sud américano-klezmer (pourquoi faut-il
toujours coller une étiquette sur une musique ?).
Depuis le dernier opus, le groupe a subi
quelques changements de personnel. Si le quartet de base est toujours
présent, Micha PASSETCHINK (cornet, trompette), Gerardo GEREZ-LE CAM (piano),
Guillaume-Alexandre ROBERT (contrebasse) et Marian Jacob MACIUCA (violon), TRANSLAVE s’est désormais étoffé d’un
percussionniste à part entière en la personne de Jean-François ROGER. Des
invités viennent également renforcer l’ensemble, Gheorghe TUDORACHE
(accordéon), Juanjo MOSALINI (bandonéon) et Mihai TRESTIAN (cymballum).
Marinarùl, le nouvel
album, est un enregistrement public, capté lors d’un spectacle à Couëron (44),
à l'automne 2002. Les 14 titres gravés sont tous des compositions du groupe
s’inspirant bien sûr des musiques traditionnelles où chacun apporte ses
influences, mais sans jamais chercher à surcharger l'ensemble ou à l’étouffer
(le morceaux Marinarùl qui ouvre le
CD en est une preuve flagrante). Il faut toutefois noter la performance de
J.-F. ROGER, très à l’aise dans ses diverses percussions (de la batterie
complète aux tablas en passant par les derbouka et tambourin…).
Le groupe sait aussi alterner les
morceaux énergiques (Marinarùl) avec
d’autres beaucoup plus calmes (Luna de
Tulcea). Certains titres se résument même à un simple dialogue entre 2 ou 3
instruments : Un agujero en el cielo
(violon-bandonéon), Caminata del puerto
(violon-contrebasse-piano) ou encore Doïna
(cymballum en solo).
Et puis, il faut reconnaître que la
musique de TRANSLAVE prend toute sa dimension en concert. Une atmosphère qu’un
album studio ne restitue pas.
Didier Le Goff