GONG – Acidmotherhood

GONG – Acidmotherhood
(Voiceprint)

Mais où est GONG ? Est-ce un album de GONG ? Qu’est ce que c’est que cette pochette horrible ? Voilà quelques questions que je me suis posé en recevant ce disque lors de sa sortie. Tout d’abord, ce disque n’aurait pas dû sortir sous le nom de GONG. Daevid ALLEN avait monté un groupe au patronyme souvent changeant qui était la réunion des Japonais d’ACID MOTHERS TEMPLE, de Gilli SMYTH et de Daevid ALLEN. Dans le livret, ALLEN explique la genèse du groupe. En regardant le DVD du concert de GONG au Subterranea, il pensa (et c’est un peu vrai) que GONG s’était installé confortablement dans un fauteuil. Il fallait que ça change.

Ce n’est certes pas la première fois que Daevid ALLEN décide de changer radicalement de voie. En 1974, c’était déjà la même histoire… ALLEN fit la connaissance du groupe japonais par l’intermédiaire d’une fan et après quelques e-mails échangés, Daevid décidait de faire trois concerts aux États-Unis sous le nom GURU & ZERO.

Bon alors, qu’est ce qu’il y a dans ce disque ? Onze titres au total. Trois guitaristes pleins d’énergie (ALLEN, Josh POLLOCK des UNIVERSITY OF ERRORS et Kawabata MAKOTO des ACID MOTHERS TEMPLE). Le premier des titres, Ocean of Molasses, dure trente secondes et sert d’intro. Vient ensuite le titre Supercotton, où Daevid ALLEN commence par présenter la musicienne Cotton CASINO puis le morceau s’emballe avec un riff de basse plus que tueur. Le son nouveau de GONG est là, en place et, pour du déjanté, c’en est ! J’avoue n’avoir que très rarement entendu cela ! Du speed pur !

Après ces huit minutes de folie, il fallait calmer le jeu. Olde Folles Game est une jolie ballade comme on pouvait en trouver sur l’album de GONG Zero to Infinity. ALERTE ! C’est quoi cette agression ? C’est le quatrième morceau. De la violence musicale rare. Trois minutes qui réveilleraient tous les morts de la Terre… Le riff de guitare ultime ! Pourtant, ce riff est connu… Ah oui !, le titre est Zeroina. OK, j’ai compris, c’est juste une reprise de Zeroid présent sur l’album précédent. Seulement, voilà la version acide est… non, sérieusement, je ne trouve pas les mots. Bon, passons…

En position 5, on trouve Brainwash me, composé par ALLEN et POLLOCK, un peu dans le genre de Supercotton en un poil plus mou et mieux composé. Monstah ! C’est le titre qui suit. Composé par POLLOCK, ce titre porte bien son nom. Pensez à Godzilla rasant une ville japonaise, mettez-y cette musique plutôt que l’insipide reprise de Kashmir de LED ZEPPELIN et vous avez le résultat.

Waving est une superbe ballade acoustique. J’ai toujours eu une grande tendresse pour les morceaux acoustiques de Daevid ALLEN. Il possède, à mon sens un grand sens de la mélodie en guitare et ce morceau aurait pu se trouver dans des albums comme Good Morning.

La fin de l’album arrive et c’est l’avant-dernier morceau, Makototen. Un seul mot sur ce titre, il surpasse tout ce que GONG a pu faire en plus de trente années de carrière ! Écoutez- le ! Écoutez-le jusqu’à la fin (je sais, c’est dur). Vous n’en reviendrez pas. Un titre clôture le disque mais, de toute façon, vous ne l’écouterez pas. Après Makototen, vous aurez éteint votre chaîne Hifi depuis longtemps de toute façon.

Alors, est-ce un album de GONG ? J’avoue avoir du mal à répondre par un oui ferme. Est-ce que, en tant que fan de GONG, il faut l’acheter ? Certainement OUI !

Bizeroïd

Site www.planetgong.co.uk

 

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