HAWKWIND – The Machine Stops

HAWKWIND – The Machine Stops
(Cherry Red Records)

HAWKWIND-The-Machine-StopsLe nouvel HAWKWIND version 2016 est arrivé. Le titre de l’album fait référence à un classique de science-fiction datant du début du XXe siècle (publié précisément en 1909), et écrit par Edward Morgan FORSTER (écrivain, essayiste anglais, 1879-1970). Il s’agit d’une nouvelle prophétique se déroulant dans un monde post-apocalyptique où l’humanité vit sous-terre et dépend d’une machine qui lui fournit tout ce dont elle a besoin pour survivre. L’auteur veut ainsi nous mettre en garde face aux dangers de l’isolation, de la technologie et du contrôle de la machine sur l’homme.

Nous découvrons quatorze titres balancés par Dave BROCK (qui reste le principal compositeur du groupe) et son équipe composée de Richard CHADWICK, Mr DIBS, Niall HONE, Haz WHEATON et Fred REEVES (aka Dead Fred, connu aussi pour avoir fait partie du groupe INNER CITY UNIT avec Nik TURNER). REEVES n’est présent que sur un seul titre, Hexagone, en tant que compositeur et unique interprète. Vocalement et musicalement, cette chanson plutôt atmosphérique et synthétique sonne un peu comme du Robert WYATT.

Il n’y a pas de surprises avec ce disque qui est paru en version CD et double vinyle. Il entre dans la continuité des dernières productions de HAWKWIND ; tous les ingrédients sont réunis pour que ce disque ne dépareille pas avec l’univers rock et électro-space du groupe. Le travail est parfaitement réalisé, le son est accrocheur, avec de bonnes mélodies, des ambiances rock ou surtout plus électroniques, des sons bien space et mystérieux. Des titres comme The Machine, Thursday ou Synchronized Blue résument clairement l’esprit de HAWKWIND et apparaissent dès la première écoute comme des classiques.

Mais l’album n’évite pas une certaine redondance sonique et une baisse d’inspiration évidente surtout dans sa seconde partie. Le disque tient la route jusqu’aux titres 7 et 8, puis nous constatons une succession de morceaux plus ou moins inégaux : Living on Earth, A Solitary Man sont des chansons quelconques, The Harmonic Hall avec ses ambiances orchestrales, orientales, tribales, et enfin le très court Yum Yum n’apportent finalement rien de plus.

L’album retrouve un certain regain d’intérêt avec les deux derniers titres : Tube et un Lost in Science puissant et inspiré qui doit probablement prendre de l’ampleur en live.

The Machine Stops est bien loin des attaques space-rock d’un Space Ritual et n’a pas l’élégance d’un Hall of the Mountain Grill, mais il y a encore quelques envolées intenses et prenantes. Depuis plus de quatre décennies d’existence, la machine HAWKWIND n’est pas prête de s’arrêter. Le groupe reste attachant, faisant preuve encore d’originalités soniques… Même s’il faut bien admettre que depuis quelques temps déjà, les disques proposés (Blood of the Earth, Onward) sont assez inégaux ou donnent parfois l’impression de tourner en rond.

Site : http://www.cherryred.co.uk/

Cédrick Pesqué

 

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