Riccardo PRENCIPE’S CORDE OBLIQUE – The Stones of Naples

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Riccardo PRENCIPE’S CORDE OBLIQUE – The Stones of Naples
(Prikosnovenie)

The Stones of Naples est le cinquième opus de Riccardo PRENCIPE, et plus exactement le troisième avec CORDE OBLIQUE, qu’il a fondé en 2006, à quoi il faut ajouter deux albums avec LUPERCALIA, dont il est également le guitariste/compositeur depuis 1999. C’est dire si Riccardo PRENCIPE ne chôme pas depuis qu’il est sorti du conservatoire napolitain de San Pietro Majella, d’autant que chacun de ses albums est un monument en soi ayant nécessité un énorme travail de collaboration et d’enregistrement.

Mais c’est visiblement la nature de Riccardo PRENCIPE de ne voir ses projets que sous l’angle le plus ambitieux et le plus qualitatif. Et d’évidence The Stones of Naples n’échappe pas à cette règle avec pas moins de quatorze artistes invités, excusez du peu, et qui plus est issus des formations folk les plus en vue actuellement en Italie comme MEDIAVOLO, ASHRAM, ARGINE, SPACCANAPOLI et HEXPEROS.

Parmi ces artistes, il y a bien sûr des musiciens et des musiciennes jouant du violon, du violoncelle ou encore du piano. Mais il y a surtout des chanteuses, toutes dotées d’une voix exceptionnelle. Et c’est l’une des magies de The Stones of Naples que d’assembler dans un même élan musiciens fabuleux, compositions sublimes et voix enchanteresses. Rien qu’avec ce cocktail, The Stones of Naples serait déjà un pur chef-d’œuvre.

Mais il y a autre chose, ce dont parle le titre de l’album justement, « Les Pierres de Naples ». Quand on évoque cette ville, c’est généralement pour la plaindre de sa pauvreté, de sa mafia et de sa proximité avec le Vésuve.

Malheureusement, rien n’est faux dans cette description. Toutefois, Riccardo PRENCIPE, en bon amoureux de sa ville, tient à nous montrer que Naples est bien autre chose qu’une cité démunie, gangrénée par la mafia et assise sur un volcan.

Pour Riccardo PRENCIPE, Naples est surtout une ville faite de beauté et d’Histoire. Et pour nous le prouver, il a bâti son album autour d’un livre d’art consacré aux principaux monuments de Naples. The Stones of Naples est donc également un voyage, une visite guidée, et au-delà une manière de dire qu’il ne faut pas juger trop vite sur des apparences, qu’il faut savoir regarder plus en profondeur.

Qu’on ne juge pas non plus trop vite ce que je viens d’écrire. Cela ne signifie en rien que The Stones of Naples soit un opus poussiéreux et pompeux. C’est exactement le contraire. C’est un album merveilleux, léger et plein de vie, tel un soleil musical teinté juste ce qu’il faut de cette mélancolie propre au sud de l’Italie. Au risque de me répéter, je le redis, The Stones of Naples est un pur chef-d’œuvre de grâce musicale, d’idéal vocal et de miracle instrumental.

Frédéric Gerchambeau

Site : www.cordeoblique.com

Label : www.prikosnovenie.com

(Chronique originale publiée dans
ETHNOTEMPOS n°43 – été 2009)

 

 

 

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