Andrew KAY et Farukh HUSSAIN aux Miroirs de l’Ame à Paris, le 16 juin 2018

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Andrew KAY et Farukh HUSSAIN

aux Miroirs de l’Ame à Paris, 

le 16 juin 2018

 

Pour l’un de ses derniers “salons de musique” de la saison, le collectif ECHO nous a proposé du “jamais entendu” (sic), un “Sound Bath (bain de son)” suivi d’un “Raga Experience” mené par un artiste canadien de Toronto, Andrew KAY. Ce dernier présente la particularité d’être l’un des premiers (et donc des rares) musiciens à jouer de la musique classique indienne avec un saxophone alto.

Après avoir exploré divers instruments à vents au sein d’aventures musicales variées,  Andrew KAY est tombé dans le chaudron de la musique indienne, qu’il a étudiée auprès du réputé chanteur Pt. Shantanu Bhattacharya, à Calcutta. Il a ainsi développé le son et les techniques de jeu de son instrument de manière à frayer parmi les méandres mélodiques et rythmiques du raga indien et à en exprimer les subtils microtons (shrutis).

Mais Andrew KAY a aussi d’autres cordes… ou plutôt d’autres touches à son jeu : avec son frère Jonathan KAY (saxophones ténor et soprano), il s’est investi dans d’autres expériences musicales, explorant le système Guru-Shishya Parampara et les styles instrumentaux et vocaux de la musique hindoustanie (Inde du Nord) avec des instruments occidentaux dans le MONSOON TRIO (avec, outre les saxophones, une basse fretless et une “vîna-basse” en plus des usuels tabla et tampura), explorant la fusion indo-jazz au sein de KAYOS THEORY ou s’inspirant de la quête spirituelle de John COLTRANE vers une “théorie multiculturelle de la transcendance musicale” (SAXOPHONE BROTHERS).

C’est toutefois en solo qu’il se produisait pour ce concert parisien, livrant une autre facette de ses talents en première partie de concert, pratiquant une “guérison par les sons” à l’aide d’un set de bols chantants dont il a dévoilé les saveurs vibratoires aptes à plonger l’auditoire dans un profond état de relaxation. Ça tombait bien, la salle Les Miroirs de l’âme est aussi un antre parisien de la pratique du yoga!

En seconde partie, Andrew KAY nous a convié à sa Raga Experience, livrant une interprétation de son cru du raga Jajaivanti au saxophone alto, cette fois puissamment et somptueusement secondé par le tabliste Farukh HUSSAIN, originaire de Jaipur, et dont on devrait à nouveau parler dans les années à venir, tant ce prodige du rythme a du répondant.

Andrew KAY a également créé la surprise en livrant un medley de pièces provenant du répertoire de John COLTRANE (l’un de ses points d’appui musicaux dominants), sur lequel s’est invité Farukh HUSSAIN avec panache et brio. Puis retour à la musique hindoustanie et nouvelle immersion terminale dans le bain sonore des bols chantants.

En plus d’être atypique, le récital d’Andrew KAY et de Farukh HUSSAIN s’est révélé pluri-dimensionnel, et ses vibrations exploratoires ont indubitablement eu un effet régénérant sur le public. Vivement une nouvelle aventure musicale du saxophoniste canadien  (pourquoi pas avec son frère) très bientôt sur le territoire hexagonal…

Site : www.andrew-kay.ca/

Texte : Stéphane Fougère – Photos : Sylvie Hamon

Diaporama photos :

 

 



 


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