Anthony PHILLIPS – The Geese and the Ghost / Wise After the Event / 1984

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Anthony PHILLIPS – The Geese and the Ghost / Wise After the Event / 1984 (Voiceprint)

 

The Geese and the Ghost (1977), Wise After the Event (1978), 1984 (1981) : ces trois albums d’Anthony PHILLIPS méritent une attention toute particulière, et leurs rééditions raviront un bon nombre d’entre nous, car elles sont agrémentées d’un second CD contenant des inédits, des démos et autres versions alternatives. Le travail est orchestré de main de maître, le tout remastérisé par Simon HEYWORTH avec, à chaque fois, un livret détaillé où les notes de Jonathan DANN nous apprennent beaucoup sur la réalisation de ces disques. Les fans ne vont plus savoir où donner de la tête devant cette avalanche de bonus tracks (une trentaine au total) !

The Geese and the Ghost, première tentative (et réussite) solo de PHILLIPS, contient notamment, entre autres bonus, de poignantes versions instrumentales, datant de 1974, dont Which Way the Wind Blows et God If I Saw Her Now. Nous pouvons aussi découvrir la chanson Silver Song, prévue pour être un single en 1973, et paraissant aujourd’hui officiellement pour la première fois, avec Phil COLLINS (voix, batterie), Mike RUTHERFORD (basse, guitare 12 cordes) et Anthony PHILLIPS (guitare 12 cordes, claviers). 

Autre petit détail rendant indispensable cette réédition est la suite Henry : Portraits From Tudor Times. Outre la version démo sur le CD 2, enregistré à Send Barns en octobre 1974, vous pourrez constatez que le CD 1 propose une version différente de celle que nous connaissions sur le 33 tours de l’époque. En effet, avec l’inclusion d’une section inédite (Lute’s Chorus Reprise), qui avait été enlevée au moment de la finalisation de l’album du fait de la longueur du morceau, c’est l’occasion maintenant d’entendre ce majestueux voyage classico-médiéval sous sa forme définitive et originale.

Wise After the Event, qui est une collection de chansons et de ballades émouvantes, contient pas moins de quatorze bonus, sans compter à la fin du CD 1, la face B très recherchée du single We’re All As We Lie et intitulée Squirrel.

Dans le second CD, nous avons une profusion de démos et de versions instrumentales majestueuses, enregistrées entre août et octobre 1977. À cela viennent s’ajouter quelques petites perles à savoir de nouvelles versions de Magic Garden (solo piano mix) et de Chinaman (basic guitar mix), deux titres qui figurent sur Private Parts And Pieces II – Back To The Pavilion (1980).

1984, enfin, marque un changement radical dans la musique d’Anthony. Il explore des contrées hautement synthétiques avec à ses cotés Richard SCOTT (percussions, effets…) et Morris PERT (percussions). PHILLIPS privilégie les claviers, et les boîtes à rythme, faisant de 1984 un petit chef-d’œuvre progressif aux envolées prodigieuses (1984 Part 1, Anthem 1984).

Les bonus nous font découvrir des versions alternatives des quatre morceaux de l’album (des « early stage mix »). Quant aux inédits, ils sont immanquables : il y a une pièce synthétique émouvante, Scale Strings, et aussi une belle démo au piano de 16 minutes, Polly Piece. Rule Britannia Suite est une curiosité, en six parties, incluant notamment le passage Sally Theme, qui deviendra une véritable chanson sur l’album Invisible Men en 1982.

Vous l’aurez certainement compris : ces classiques d’Anthony PHILLIPS sont essentiels pour compléter sa collection.

Cédrick Pesqué

Site : www.anthonyphillips.co.uk

(Chronique originale publiée dans
TRAVERSES n°25 – mars 2009)

 

 

 

 

 

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