ANTIQUARKS : un “videoclit” au centre de la Mère

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Dans la foulée de la sortie de son cinquième disque, Voyage au centre de la Mère (album concept au cœur de l’intimité d’une femme devenue mère), le groupe ANTIQUARKS (Richard Monségu et Sébastien Tron + Audrey Nion) vient de sortir son premier “videoclit” sur son morceau Bob Marley est mort.

Cette chanson se veut une contribution artistique à la critique de l’ordre arbitraire masculin traitée avec humour et gaieté d’esprit, et dont la musique, claudiquante, cocasse et décalée, s’appuie sur une rythmique rap anti-apartheid du bush sud-africain. Le refrain confronte la soumission par le sacré – par lequel l’homme a pu exercer une violence symbolique sur la sexualité féminine – à la liberté de l’insoumission. 

Si la musique d’ANTIQUARKS mêle comme à son habitude des influences variées (chanson française, hip hop, musiques contemporaines, acousmatiques, traditionnelles et électro), ce videoclit ne manque pas de références cinéphiles. L’esthétique du décor renvoie par exemple au cabaret dans Blue Velvet de David Lynch, tandis que la scène de la rêverie érotisée rappelle l’impertinence d’American Beauty (Sergio Mendes, 1999).

Hédoniste, léger, rieur et décalé, le videoclit Bob Marley est mort est l’antidote au moralisme réactionnaire ; ce n’est pas par hasard s’il sort le jour des Droits de la femme!

À savourer ici :

www.antiquarks.org/

 

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