CHICO TRUJILLO à L’Embarcadère d’Aubervilliers, octobre 2019

Print Friendly, PDF & Email

 
CHICO TRUJILLO

Festival Villes des Musiques du Monde

à L’Embarcadère d’Aubervilliers

le 19 octobre 2019

 

Programmé en seconde partie de soirée, après les Péruviens LOS WEMBLER’S, le groupe chilien CHICO TRUJILLO a fait escale à Aubervilliers (93), dans le cadre du Festival des Villes des Musiques du monde, pour fêter ses vingt ans d’existence. Car c’est en effet en 1999, à Villa Alemana, près de Valparaiso, qu’est né ce groupe représentant la “Nueva Cumbia Chilena”, autrement dit la nouvelle vague de la cumbia chilienne.

CHICO TRUJILLO a été fondé par son chanteur, Aldo “Macha” Asenjo, qui dirigeait à l’époque une autre formation également adepte du cross-over musical, La Floripondio. Sur un coup de tête, Aldo et d’autres membres de ce groupe (Antonio et Alberto Orellana) ont eu l’idée de travailler sur un projet axé sur le boléro et la cumbia traditionnelle, bientôt rejoints par une section de cuivres, pour finalement aboutir à une formation de onze musiciens mêlant guitares acoustique et électrique, charango, cuatro, basse, claviers, batterie, percussions, trompette, trombone, saxophone, flûtes de pan et andine, et accordéon, certains membres du groupe étant multi-instrumentistes.

Depuis son premier album, Chico Trujillo y la Señora Imaginacion, publié pour le marché international en Allemagne sous le titre ¡Arriba las Nalgas! (“On se bouge les fesses !”), CHICO TRUJILLO joue régulièrement au Chili lors de la fête nationale (le 18 septembre) mais a effectué aussi plusieurs tournées (estivales ou automnales) en Europe. Celle de 2019 a été précédée de la sortie du neuvième album du groupe, Mambo Mundial (Flowfish Records), enregistré pour une bonne part à Berlin, mais aussi à Mexico, à Bogota et à Santiago du Chili.

Le public d’Aubervilliers a donc pu goûter la mixture de ce “mambo mondial”, à base de cumbia, de boléro, de rock, de ska, de reggae, avec par endroits quelques louches de psychédélisme spatial et extatique, le tout servi par une indéfectible énergie et une constante bonne humeur comme CHICO TRUJILLO sait les transmettre.

La performance du groupe a indubitablement ajouté quelques degrés supplémentaires à la température ambiante déjà caniculaire dans cette salle de l’Embarcadère qui affichait (plus que) complet, avec un auditoire prompt au défoulement frénétique. Joyeux anniversaire, CHICO TRUJILLO !  

Texte : Stéphane Fougère
Photos : Sylvie Hamon

Diaporama photos :

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.