Paris Celtic Live (LUDJER, ARN et MUGA) au Pan Piper à Paris, février 2020

24 vues

Bretagne(s) World Sounds
au Pan Piper à Paris le vendredi 21 février 2020

Le collectif Bretagne(s) World Sounds réunit des acteurs des musiques du monde (artistes, producteurs, tourneurs, labels, organismes de formation, lieux de diffusion…) implantés en région Bretagne et a pour but de promouvoir les musiques populaires de Bretagne et du monde.

Chaque mois, Bretagne(s) World Sounds présente au Pan Piper, une salle de concerts située dans le 11arrondissement de Paris, une soirée Paris Celtic Live destinée à faire découvrir des artistes de la scène des musiques folk et celtiques.

Avant le confinement, le rendez-vous mensuel parisien, qui coïncidait avec la « Journée internationale de la langue maternelle » a pu avoir lieu avec une soirée destinée à mettre en valeur trois jeunes groupes issus de la nouvelle scène bretonne : LUDJÊR, ARN’ et MUGA.

LUDJÊR

C’est au quartette LUDJÊR qu’a échu la tâche d’ouvrir le bal.

Avec Youenn LANGE au chant, Thomas FELDER au violon électrique, Baptiste GRISEL au Fender Rhodes et Olivier PELLAN à la batterie, LUDJÊR a proposé une relecture amplifiée d’airs de danse et de Gwerziou (complaintes), peignant des atmosphères de transe sombre et extatique avec un son chaud et dense s’autorisant dissonances et grincements divers. Son adaptation de la Gwerz Skolvan fut du reste remarquable de par sa tension dramatique magnifiée. Ce fut une belle entrée en matière pour une soirée qui s’annonçait aventureuse.

ARN’

Autre découverte de la soirée consacrée aux expressions innovantes de la scène musicale bretonne au Pan Piper vendredi soir, le quartette ARN’ a succédé à LUDJÊR avec une performance qui nous a balayés aux quatre vents !

Oreilles fragiles s’abstenir, ARN’ (rien à voir avec l’acide ribonucléique du même nom) est constitué de deux bombardes (Lou DERRIEN et Yann-Ewen L’HARIDON), d’une clarinette basse (Étienne CABARET) et d’un saxophone baryton (Régis BUNEL).

Misant sur les contrastes de timbres, ARN’ a livré une musique rugueuse et granitique mariant sons rustiques et sons traités, agrémentée de percussions high-tech (pédales et… planche en bois !) et de bruitages naturels qui sentaient bon la houle et la brise. ARN’, c’est une musique de terre et de vent qui dit haut et fort d’où elle vient.

MUGA

C’est le trio MUGA qui a clôturé la soirée de vendredi organisée par Bretagne World Sounds et Paris Celtic Live au Pan Piper.

Une fois n’est pas coutume, la musique de MUGA ne s’appuie pas sur un répertoire breton, mais sur les chants de femmes de cette partie de la « Celtie du Sud » que l’on nomme les Asturies. Mais la Bretagne est une terre d’accueil, comme chacun sait !

MUGA est porté par la voix haute et le timbre « brut de fonte » de Clara Diez MÁRQUEZ, qui s’accompagne aux percussions typiquement asturiennes (pandereta et pandeiru).

Mais pas question de muséification avec MUGA, qui préfère bousculer les codes et les ornières ! C’est ainsi que la voix de Clara Diez MÁRQUEZ s’est entourée du violon joliment défricheur de Thomas FELDER et de la guitare électrique multiface de Martin CHAPRON, le tout impeccablement mis en son par Thomas QUÉRÉ.

Indéniablement, MUGA ouvre la voie (et la voix)! Il suffit de la suivre…

Article : Stéphane Fougère
Photos : Sylvie Hamon

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.