R.I.P. Narendra BATAJU

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Le maître du sitar et du surbahar indiens Narendra BATAJU s’est éteint il y a quelques jours. Ce musicien exceptionnel, représentant de l’école (Gharana) Maihar, de tradition hindoustanie, avait été le disciple de Ravi Shankar, lequel avait salué “son “talent inné, son sens de l’émotion musicale et sa virtuosité en tant que sitariste”.

Natif de Katmandou et non voyant de naissance, Narandra BATAJU avait commencé à apprendre le sitar dès l’âge de huit ans et s’était perfectionné au conservatoire de musique de Lucknow (Inde) pendant dix ans, remportant un diplôme de maître, suivis par deux Grands Prix. Ayant joué régulièrement pour la famille royale népalaise, Narendra BATAJU avait aussi donné des concerts publics et radiophoniques ainsi que des cours à des élèves occidentaux.

Depuis 1972, il était installé à Paris, où il continuait à donner des cours de sitar et de chant, tout en se produisant sur diverses scènes européennes. À Paris, il a notamment joué ces dernières années au Centre Mandapa, au Festival du Tibet et de Peuples de l’Himalaya ou au Musée du Quai Branly.

Les quelques traces discographiques laissées par Narendra BATAJU ont été publiées sur des labels français : Sitar : Râga Kirvani / Surbahar : Râga Gunkali (SELAF/ORSTOM en 1975), Les Sitar et Surbahar de Narendra BATAJU (Disques Espérance, en 1980), ou encore Jog Kauns/Misra Pilu (Elicopter System, 2006). Citons également sa participation à la Symphonie celtique (Tír na nÓg) d’Alan STIVELL (1980) et sa rencontre  avec le joueur de oud égyptien Hussein El Masry, Entre Nil et Gange (Institut du monde Arabe, 2000).

Narendra BATAJU fut ainsi un pionnier qui a contribué à la diffusion de la musique indienne dans l’Hexagone. Il a initié plusieurs générations de musiciens à l’art du raga indien et a impressionné nombre de mélomanes. R.I.P. Maestro.

Photos : Sylvie Hamon
(Festival du Tibet et des peuples de l’Himalaya, 11 sept. 2010)

 

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