SOLDAT LOUIS – En Vrai 2 Vrai

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SOLDAT LOUIS – En Vrai 2 Vrai
(Creon Music)

Six ans après le premier album live de SOLDAT LOUIS intitulé En vrai, voici que nous en arrive un nouveau qui, cette fois, se nomme En vrai 2 vrai. Et comme son prédécesseur, il est le compte-rendu d’un concert du groupe enregistré à l’Océanis de Ploemeur (près de Lorient). SOLDAT LOUIS est un groupe qui doit ses plus grands succès à des chansons plutôt légères (Du rhum, des femmes ; Martiniquaise), que l’on retrouve ici dans des versions remaniées. Il a eu la malchance de débuter en pleine période LICENCE IV-LES MUSCLÉS-BÉZU, ce qui lui a valu de se retrouver classer dans la même catégorie. Or, ce groupe vaut beaucoup mieux que ça et il est même l’auteur d’un excellent disque de musique trad-celtique (Auprès de ma bande).

L’album qui nous concerne aujourd’hui va peut-être enfin permettre à SOLDAT LOUIS de se replacer. On y retrouve un panorama de la carrière du groupe, en privilégiant malgré tout les morceaux anciens. En effet, sur 14 titres, 9 figuraient déjà sur le précédent live. Ils sont cependant cette fois traités de manière plus rock, où la présence de guitares électriques efficaces remplacent le BAGAD DE L’EXTRÊME (groupe de sonneurs qui accompagnaient SOLDAT LOUIS il y a quelques années).

Ce CD permet également de se rappeler que le parolier/guitariste Gary WICKNAM sait écrire. Le très émouvant Femmes de légende (sur les conditions des femmes de marins), ou bien encore les très percutants C’est un pays (sur la Bretagne) et Cheyenne (parallèle entre le sort des Indiens et des Bretons depuis cinq siècles) sont là pour nous le remémorer. On peut aussi retrouver des chansons plus maritimes telles que Survivre en ennemis, Encore un rhum ou Savannah ainsi que les instrumentaux survitaminés Soldat Louis et Bow Lane.

Au final, cet album est hautement recommandable. Dommage par contre que le livret soit si avare en informations, aucune fiche technique sur le concert n’y figure et les noms des musiciens ne sont même pas mentionnés.

Didier Le Goff

(Chronique originale publiée dans
ETHNOTEMPOS n°14 – mars 2004)

 

 

 

 

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