TRAM DES BALKANS – Kobiz Project

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TRAM DES BALKANS – Kobiz Project
(Les Entêtés productions/l’Autre Distribution)

Chers amis dont les oreilles traversent les frontières, l’automne vous sera joyeux et énergique si vous choisissez d’écouter le dernier album en date de TRAM DES BALKANS : Kobiz Project. Kobiz n’a rien à voir avec les un, deux, trois, quatre bisous sur les joues, selon la longitude et la latitude du lieu où l’on se trouve. Et pourtant… Ce mot désigne l’une des sortes de guimbarde, celle du Kazakhstan, et la guimbarde, rappelez-vous, c’est ce petit instrument qui résonne lorsqu’on le fait vibrer avec la bouche – quand on lui claque la bise, en somme -, à la manière d’un gros élastique qui s’étend (kazakh ou pas). Il est d’ailleurs très photogénique dans le livret, ce kobiz.

Vous voyez, nous sommes déjà parvenus en Europe de l’Est en quelques secondes grâce à la poussée supersonique de ce TRAM DES BALKANS. Et, tout comme le groupe BRATSCH était composé de musiciens français, mais nomades, TRAM l’est tout autant, ses membres s’étant approprié dès leur plus jeune âge, les rythmes, contretemps, syncopes et mélodies typiques de l’Europe orientale afin de les restituer avec leur propre langage musical, pour finalement parvenir, ici, à écrire la totalité d’un album.

Mais oui, tous les titres de Kobiz project sont issus du bouillonnement cérébral intense de ce quintet, textes et musiques. Les musiques, tout d’abord, envisagées comme les étapes d’un voyage dans ces contrées mal connues des Occidentaux, sonnent comme des traditionnels: signées, pour beaucoup, par Vincent GAFFET, mais aussi par d’autres membres du groupe, elles incitent à une danse frénétique ; quant aux textes, six ont été écrits en français, puis traduits en cinq langues : le russe pour Swing Hat Paradize, et Davai, le finnois pour Ukkoset, l’italien pour Sur la mer, le croate pour Lagane, et le tchèque pour Pod starou lipou.

Les neuf autres titres n’ont pas nécessité une traduction : il sonnent d’eux-mêmes très bien, consistant en une langue imaginaire – on peut l’appeler yaourt -, qui sème une fantaisie débridée, dans laquelle l’auditeur baigne tout au long de cet ovni musical. Car de Kobilka à Épilogue en passant par Goûte mon spritz et Camille à la plage, on est électrisé par la virtuosité de ces cinq musiciens, parvenus à une grande maîtrise de l’émotion, se traduisant en vélocité, inventivité, ruptures amenant la poésie, trois qualités bien connus des aficionados des musiques tzigane, klezmer ou plus généralement d’Europe de l’Est.

Voici en effet quinze ans que ce groupe, TRAM DES BALKANS, dessine les arabesques jubilatoires de ces univers dans lequel nos ouïes se plongent avec délice. Avec sept cents concerts en France et à travers le monde, quatre mille albums vendus, les cinq Français peuvent estimer avoir propagé une joie communicative à ceux et celles qui se sont imprégné de leur musique.

Vincent WESTPHAL est à la clarinette et au chant ; Diego MEYMARIAN joue du violon, de la mandoline, du banjo et chante. Vincent GAFFET à l’harmonica, à l’accordéon, au chant, est également le réalisateur de cet album et en a écrit les arrangements. La rythmique est maintenue par Sylvain LACOMBE (contrebasse et basse électrique) et la batterie de Mathieu CERVERA permet le placement de syncopes, jouissives à notre palpitant. L’instrumentarium de TRAM place ce groupe tant dans le domaine du folk que dans le domaine du rock : il n’en a pas les guitares mais l’énergie, pas l’attitude, mais la montée en transe (napolitaine ou pas, comme le dirait Francis BLANCHE).

Kobiz Project, ce cinquième album, témoigne donc de ce parcours de charmeurs de foules, jouant leurs compositions devant des publics de langue et de culture différentes, mais unis par une seule passion : la Musique. C’est également ce qui caractérise les personnes ayant œuvré sur ces quinze titres : Violaine GRAS, qui joue du violoncelle sur Ukkoset, Clément AUBRY, qui a assuré la prise de son – avec Ségolène PATEL -, tout comme le mixage, puis Christophe DARLOT de Little Big Music qui a opéré le mastering de cet album produit par Rémi STOFFEL et le batteur Mathieu CERVERA. La diffusion en est assurée par les Entêtés productions. Tous ont effectué le meilleur travail possible pour réaliser et faire connaître cet album indispensable aux dingues (dong !) de musiques de traverses, celles situées à la croisée des chemins du swing, de la familiarité et de l’humour musical, résumée par l’ex-voto de la pochette : Vibrations pop’n trad.

Justement, à l’écoute de ces compositions, nous vibrons au son d’une musique populaire et traditionnelle, revue et corrigée par le talent et l’effervescence amusée de ces cinq compères, oiseaux migrateurs qui empruntent les dédales aériens du monde et de l’âme.

Mescalito

Site : wwwtramdesbalkans.com

 

 

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