Yves LAMBERT, Un autodidacte qui dure

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Yves LAMBERT

Un autodidacte qui dure

yves-lambert-photoS’il y a un artiste issu de la scène traditionnelle québécoise incontournable, c’est bien Yves LAMBERT.

Tout le monde connaît son apport primordial au sein du groupe mythique LA BOTTINE SOURIANTE pendant plus de 25 ans.

On sait peut-être moins qu’il a participé à d’autres formations importantes, qu’il a joué ou enregistré avec THE CHIEFTAINS et BEAU DOMMAGE, ou encore avec des artistes comme Michel FAUBERT, Claire PELLETIER, Carmen CAMPAGNE, Chloé SAINTE-MARIE, qu’il a participé au 50e anniversaire du Carnaval de Québec et à un hommage à ce géant de la chanson québécoise qu’est Jean-Pierre FERLAND, qu’il a été comédien dans un film consacré à la grande Mary BOLDUC.

Maintenant il est aussi Monsieur LAMBERT, chanteur, accordéoniste et auteur de deux formidables disques avec le groupe LE BEBERT ORCHESTRA.

Yves LAMBERT est tout cela et même un peu plus, un homme qui aime la vie au point de dire ce qu’il pense et de se remettre toujours en question.

Comment es-tu venu à la musique ?

Yves LAMBERT : Ma grand-mère chantait beaucoup, mais ce n’était pas vraiment une famille de musiciens, c’étaient plutôt des joueurs de cartes ! Quant à mon côté fantaisiste, je le tiens de ma mère, une personne extrêmement joviale, qui a le sens de la communication et du spectacle.

Mes influences musicales se situent donc plus au niveau de la tradition de vie tout simplement, même si on écoutait, à la maison, des groupes comme LES CAILLOUX, groupe de chanteurs traditionnels québécois des années 1960.

Au départ, je suis un instinctif qui a toujours été sensible aux musiques «organiques». Je me souviens de la première fois où j’ai pris un harmonica dans mes mains, c’était comme si je l’avais toujours eu avec moi. C’est la même chose quand je suis monté sur scène… J’étais bien !

Et puis, il y a eu un moment musical important dans ma vie, une immense fête à Montréal pour les Feux de la Saint-Jean en 1975. Cela se passait sur Le Mont-Royal avec parfois des spectacles où il y avait 150 000 personnes ! J’avais 18 ans à l’époque et j’ai participé à l’intégrale de l’événement qui a duré cinq jours et autant de nuits ! Ce fut l’été qui a changé ma vie !

Quand as-tu commencé à jouer de l’accordéon ?

YL : J’ai commencé par l’harmonica, j’ai fait beaucoup de blues. Puis, en 1976, quand LA BOTTINE SOURIANTE s’est formée, j’ai acheté un accordéon. Je ne connaissais que deux airs que je jouais sur scène.

Quels sont les musiciens traditionnels qui t’ont influencé ?

YL : J’ai commencé à faire de la musique pour voyager. Mon envie de pratiquer est venue progressivement.

Dans les années 1980, j’ai eu besoin d’approfondir l’instrument. J’ai commencé à écouter des accordéonistes comme Philippe BRUNEAU, Denis PAPIN, Marcel MESSERVIER, et plus tard Alfred MONMARQUETTE, Gérard LAJOIE… A partir de ce moment, j’ai passé des années à jouer tout le temps.

Dans mes rencontres musicales importantes, il y a eu aussi LA FAMILLE SOUCY et le groupe LE RÊVE DU DIABLE qui s’est formé deux ans avant LA BOTTINE SOURIANTE.

Mes goûts musicaux sont cependant multiples : j’ai écouté des bluesmen américains comme Sonny TERRY et Brownie Mac GHEE, du jazz, du rock. J’adorais, par exemple, Frank ZAPPA ou le groupe anglais INCREDIBLE STRING BAND.

J’ai toujours été sensible aussi à la chanson française de France et j’aime les grands poètes du Québec comme Gaston MIRON, Michèle LALONDE ou encore Raoul DUGUAY.

Tous ces gens ont eu une grande influence dans ma façon d’appréhender la manière et l’esprit. Pour moi, la musique est un outil et c’est ce que tu en fais qui est important.

Peux-tu nous parler de tes différentes formations musicales ?

YL : Il y a eu, bien entendu, LA BOTTINE SOURIANTE qui a eu trois époques, jusqu’à mon départ en 2002.

Le groupe s’est formé en 1976 avec Mario FOREST, André MARCHAND, Pierre LAPORTE, Gilles CANTIN qui est décédé en 2004, et moi-même.

Les premiers albums, Y’a ben du changement et Les Épousailles représentent le «retour aux sources». Nous avions beaucoup de passion par rapport à la musique traditionnelle québécoise. C’était l’époque où on découvrait notre patrimoine, un esthétisme, un autre monde. Pour nous, c’était aussi le plaisir de faire de la scène.

En 1980, après une tournée en Europe, nous nous sommes arrêtés. Il y a eu une année sans activité. On a fondé alors le groupe HARLAPATTE, mais on s’est vite aperçu que personne ne nous connaissait sous cette appellation et on a donc repris le nom de LA BOTTINE SOURIANTE qui était déjà plus connu. Martin RACINE et Guy BOUCHARD sont arrivés. C’est un peu le début de la deuxième période de la formation.

Comme il était difficile de vivre de sa musique, à ce moment-là au Québec, on faisait beaucoup de tournées aux États-Unis. Les disques La Traversée de l’Atlantique et Tout comme au jour de l’an datent de cette époque.

Michel BORDELEAU, le tapeur de pieds, est arrivé dans le groupe en 1982, puis Denis FRÉCHETTE au piano jazz et latin en 1988. Enfin, on a ajouté une section de cuivres permanente à partir de 1991.

En dehors de LA BOTTINE SOURIANTE, il y a eu aussi LES TROIS GROS, groupe «exploratoire»avec André MARCHAND et Daniel ROY et LES NOUVELLES SONORITÉS JOLIÉTAINES (1984-1985), toujours avec André MARCHAND. Ce duo, qui s’est vite transformé en trio a, je le pense, amené beaucoup de renouveau dans la musique traditionnelle québécoise.

En 1992, j’ai aussi participé aux CHARBONNIERS DE L’ENFER, le groupe de Michel FAUBERT qui s’appelait d’abord LES ROCHES PLEUREUSES. J’ai participé au premier disque, mais j’avais déjà un collectif, et j’ai laissé cela en 1995.

Finalement, LA BOTTINE SOURIANTE s’est vite professionnalisée ?

YL : Tout s’est fait très vite. C’est un groupe qui a marqué. Il y a eu une rencontre magique entre le Québec et nous pendant ces trente dernières années. Une des forces du groupe était que l’on a su s’organiser. A partir de 1982, on a acquis une autonomie de production plus complète avec la compagnie de disques Mille-Pattes. On a appris à survivre dans ce monde-là !

Y avait-il dès le départ une «marque» LA BOTTINE SOURIANTE qui dépassait le strictement musical pour s’intéresser à la politique, par exemple à l’indépendance du Québec, et qui expliquerait cette rencontre ?

YL : Le mouvement nationaliste a été au pouvoir en 1976. C’est l’époque où tous les chanteurs pop jouaient des cuillères et avaient une «turlutte» (chanson entraînante québécoise) dans leur répertoire…

En ce qui nous concerne, et à part Gilles CANTIN qui a toujours eu un discours politique, on n’avait pas vraiment une démarche liée à cela et associée à notre passion pour cette musique. Notre plaisir était uniquement artistique. Ce qui a bien changé, je l’avoue avec ma démarche actuelle !

Félix LECLERC lui-même a eu un peu le même parcours que toi. Il n’était pas très «politique» au départ ?

YL : C’est une question d’urgence, de responsabilité. La conscience politique est quelque chose qui se forme avec le temps. Jouer de la musique traditionnelle au Québec en 2005 est déjà un geste politique. C’est quelque chose qui est totalement anachronique dans les grandes tendances mondialisatrices. Je comprends maintenant l’importance d’avoir cette démarche.

Si je peux apporter ma petite pierre créatrice…

Quel a été ton apport au fil des années dans LA BOTTINE SOURIANTE ?

YL : Quand j’ai commencé, je faisais partie d’un collectif, je n’avais pas la prétention de tout savoir. Il y avait des gens qui avaient plus d’expérience que moi à l’intérieur du groupe. J’apprenais mon métier. J’étais cependant un peu le lien entre les membres de la formation.

Puis, au fil des années, je suis devenu l’instigateur de beaucoup de changements, d’orientations. Je n’étais pas un arrangeur, mais j’ai commencé à revendiquer mes envies, mes besoins artistiques. Il fallait, par exemple, à un moment donné, après «une période puriste», moderniser, adapter la musique traditionnelle. Il y a eu d’ailleurs, dès le disque Je voudrais changer d’chapeau, des expériences de fusion musicale.

Au niveau des textes, j’avais aussi mes envies. Je me souviens que j’avais besoin de sens, de pertinence contemporaine. La première chanson d’un auteur moderne reprise par LA BOTTINE SOURIANTE était La Contumace de Félix LECLERC.

Je me définirai comme celui qui fut le lien entre les différentes entités.

LA BOTTINE SOURIANTE a toujours été considérée comme un groupe «sérieux», apprécié même par les «puristes» ?

YL : J’ai aussi ma conception là-dessus. On a chacun sa façon d’aborder la matière. Je respecte toutes les tendances de la musique traditionnelle, mais les puristes nient souvent la personnalité de l’artiste.

Qu’est-ce qui est authentique ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? La question a soulevé beaucoup de débats, parfois de manière houleuse dans le groupe.

Ce qui est intéressant dans le renouveau de la musique traditionnelle, c’est que ce sont souvent des «urbains» qui la reprennent avec une pensée, une curiosité par rapport au rural. C’est la ruralité adaptée à l’urbanité.

Tu as dit que dans tes dernières années au sein de LA BOTTINE SOURIANTE, les arrangements du groupe se faisaient un peu au détriment du contenu ?

YL : LA BOTTINE SOURIANTE était devenue un institution. Au bout de 26 ans, j’avais envie d’autre chose. Les priorités n’étaient plus à la même place. J’évoluais, j’étais déjà ailleurs. J’ai fait cinq albums avec les cuivres et à un moment donné j’avais besoin d’entendre d’autres sonorités, de revenir à l’essentiel, à la mélodie, d’entendre des sons plus acoustiques.

J’avoue que la rupture n’a pas été facile. Maintenant, je me sens détaché de tout cela.

Tu disais aussi récemment que «chanter sans LA BOTTINE SOURIANTE était une résurrection», que c’était la « redécouverte du plaisir et de travailler avec une nouvelle équipe », que ce n’était « pas un égotrip mais la volonté d’approfondir un autre univers » et que « la méthode de travail était encore une fois collective » !

YL : Exactement. Cela aurait pu être un tour de chant de Monsieur LAMBERT accompagné de plusieurs musiciens, mais je suis quelqu’un de collectif. J’ai gardé cet esprit-là. Je me suis aperçu que je faisais partie d’un orchestre qui s’appelle le BÉBERT ORCHESTRA et qui est vraiment un groupe.

L’expression, le bien-être du musicien, la communication entre les individus est devenu prioritaire, c’est vraiment l’essentiel. Pour moi, s’il n’y a pas d’amour, il n’y a pas de musique. Je ne fais plus de concessions là-dessus.

Je ne dis pas que je ne ferai pas encore autre chose. Par exemple, je rêve de reprendre un répertoire de «crooners», Yves LAMBERT et son big band, pourquoi pas ? Je crois que j’aimerais cela.

Combien de temps y-a-t’il eu entre le désir de faire ce premier disque et sa réalisation ?

YL : Environ cinq ans. En 1998, Les vacances de Monsieur Lambert est sorti la même année que le dixième album de LA BOTTINE SOURIANTE.

Le collectif est quelque chose de très puissant et j’avais besoin de me définir. Étant autodidacte, je manquais de technique pour m’exprimer. Sylvie JAMET, que j’ai rencontrée en 1997, m’a apporté beaucoup. C’est quelqu’un qui m’a compris musicalement et qui me respecte dans mes aspirations. Cela m’a aidé à continuer LA BOTTINE SOURIANTE pendant encore quelques années.

On connaît Yves LAMBERT comme musicien. Que représente le fait de chanter pour toi ?

YL : Le geste de chanter est physique, tu t’adresses à des gens, c’est organique. Une chanson, c’est la parole en musique, un corps, un esprit, un instrument et c’est tous ces éléments réunis qui rendent la chose pertinente. Je me considère comme un interprète qui a un langage, une façon de dire. Souvent, les chanteurs ont d’abord un réflexe de musiciens. Pour moi, chanter est un état d’esprit.

Ton premier disque solo, Les Vacances de Monsieur Lambert,a reçu en 1998 plusieurs nominations à l’ADISQ et a gagné deux prix OPUS (Meilleur Album musiques du monde et Le plus vendu dans cette catégorie) ?

YL : Pour beaucoup, et même si je reconnais que cela fait partie de ma personnalité, je suis le «monsieur festif» par excellence. C’est parfois lourd à porter. Mon côté «existentiel» a été un peu mis de côté.

Malgré toutes ces récompenses, beaucoup de gens qui écoutaient LA BOTTINE SOURIANTE ont été parfois un peu désarçonnés par ce disque qui est une sorte d’étude esthétique que j’espère intemporelle et poétique sur le 19e siècle, le colonialisme, Arthur RIMBAUD, BAUDELAIRE…

Je suis un Nord-Américain d’origine française et je voulais affirmer mes goûts, ma façon d’appréhender la culture. J’ai beaucoup d’affinités avec l’Europe, avec «la vieille France», plus qu’avec les États-Unis.

Dans ce premier disque, il y a de la musique traditionnelle écossaise, des chansons faites sur des poèmes de Gaston MIRON, Arthur RIMBAUD et Charles BAUDELAIRE, un texte du chef indien SEATTLE datant de 1894, des instrumentaux… Comment s’est passée la réalisation du disque ?

YL : J’ai commencé avec André MARCHAND et Gilles CANTIN, deux anciens membres de LA BOTTINE SOURIANTE. Puis je cherchais des gens pour travailler avec moi qui ne soient pas forcément du groupe. Je voulais quelque chose qui soit complètement différent. Encore une fois, la rencontre avec Sylvie GENEST a été déterminante au niveau de l’écoute, de la compréhension du projet. On a commencé à travailler. Quand on est arrivés en studio, c’était déjà un projet conceptuel très établi. Les textes et musiques m’étaient déjà connus et je voulais développer.

Suite indienne intermezzo est une pièce en trois mouvements, très inspirée de John QUEMMEL, un virtuose du mélodéon au début du siècle dernier. C’est une sorte de fresque historique qui retrace les grandes plaines, le génocide des Indiens d’Amérique. C’est une idée sur laquelle je travaillais depuis 1991. Tout comme A une Malabaraise, dont le texte est de Charles BAUDELAIRE et la musique de Léo FERRÉ.

Tu es d’une certaine fidélité dans le choix de tes auteurs, je pense à François NOLLET, Gaston MIRON, Jean-Paul GUIMOND, Raymond LÉVESQUE ?

YL : Absolument. Ce sont des gens qui sont compatibles avec mon état d’esprit (rires).

Dans Récidive, ton deuxième disque solo, l’ouverture sur les cultures extérieures au Québec, notamment manouche et moyen-orientale, est encore plus évidente ?

YL : En ce qui concerne ce dernier CD, je n’étais pas dans le même état d’esprit que pour le premier.

Ce dont je m’aperçois, c’est que cette ouverture dont tu parles n’était pas vraiment voulue au départ. Depuis plus de 20 ans, je métisse textes et musiques, et c’est quelque chose qui est maintenant complètement intégré. Au début, c’était une démarche intellectuelle, une manière de me situer par rapport à mes propres goûts. Maintenant, ce n’est plus un désir mais une façon de faire.

Par exemple, en ce moment, je travaille en collaboration avec un groupe d’Indiens (des Indes), et aussi avec un musicien berbère. Je m’aperçois que je suis de moins en moins dans l’exercice de style. Cela touche d’autres rapports, peut-être invisibles.

Jusqu’où, musicalement et au niveau des textes, te semble-t’il possible d’aller ?

YL : Dans l’élaboration d’un disque, il y a tout un monde entre les premiers désirs et la réalisation. Tu commences quelque chose, tu n’as pas forcément l’idée de ce que sera le résultat final.

Dans le spectacle actuel, j’inclus des instruments indonésiens. Cela rentre dans mes nouvelles envies. Je ne sais pas du tout où cela va me mener. C’est cela aussi qui me donne beaucoup de bonheur dans ce métier.

Pour moi, le résultat est secondaire. Je prends le temps de vivre les choses. Quand je pense au futur, j’ai des pistes à explorer mais c’est le plaisir avant tout.

Le plaisir aussi de rejouer le répertoire de gens qui t’ont influencé ?

YL : Quand j’ai arrêté LA BOTTINE SOURIANTE, j’étais écoeuré de la scène. Je me suis même demandé si j’en avais encore envie. Aujourd’hui, cela fait bientôt trente ans que je fais cela professionnellement et je m’aperçois que je n’ai jamais aimé mon métier autant que maintenant.

J’ai retrouvé le plaisir de la danse traditionnelle et de l’accordéon qui ont des rapports extrêmement conviviaux avec la musique. Cela crée une douce anarchie, une convivialité difficile à décrire.

J’ai redécouvert aussi l’importance du patrimoine musical, son importance sociale, toute la question de la mémoire qui est absolument essentielle. Je tiens cependant à diffuser cette musique dans un esprit contemporain.

A ce propos, peux-tu me parler de la chanson A l’abri des bombesqui se trouve dans ton dernier album ?

YL : Je me considère comme un chanteur «d’immersion critique», qui aime adapter la chanson à des réalités, afin qu’elle ait un contenu approprié.

Les paroles de cette pièce sont traditionnelles mais ont été actualisées. La chanson vient du répertoire de Jean-Paul GUIMOND, une de mes sources de la tradition, un agriculteur à la retraite, un chanteur extraordinaire, un ami.

En ce qui concerne la musique, elle s’est faite avec le joueur de oud Hassan EL HADI, que j’avais rencontré dans un festival à Montréal et avec Sylvie GENEST pour les arrangements. C’est une version berbère, arabe et québécoise d’une vieille chanson de notre répertoire sur une actualité récente. Gilles VIGNAULT et Robert CHARLEBOIS avaient fait un peu la même chose avec la chanson La Marche du président. C’est le même principe.

Dans le même disque, Le Front de boeuf est un autre exemple de ce type de chanson que j’affectionne particulièrement. Le texte est de Raymond LEVESQUE et la musique est de LA FAMILLE SOUCY.

Chanter ces textes est un geste politique qui ressemble à un échange. On vit dans une période de génocide culturel. J’ai le privilège de pouvoir m’adresser à un public, j’ai envie de pouvoir utiliser cette tribune pour déranger tout cela à ma façon.

Pour conclure ce long entretien, comment cela se passe au Québec pour Monsieur LAMBERT ?

YL : C’est un nouveau départ. Je recommence, on me redécouvre. Les spectacles marchent bien. En me voyant, le public se rappelle leur «vieille» BOTTINE SOURIANTE. Je pense être crédible, j’ai moins de choses à prouver qu’avant ! Je suis un «vieux» musicien de la relève.

Propos recueillis par Frantz-Minh Raimbourg
aux Déferlantes Francophones de Capbreton (Landes) en août 2005

Discographie Yves LAMBERT

Avec LA BOTTINE SOURIANTE :

* Y’a ben du changement

* Les Épousailles

* Chic’n swell

* La Traversée de l’Atlantique

* Tout comme au jour de l’an

* Je voudrais changer d’chapeau

* Jusqu’aux p’tites heures

* La Mistrine

* En spectacle

* Xe

* Cordial

Avec LE BEBERT ORCHESTRA :

* Les Vacances de Monsieur Lambert

* Récidive

Site : http://yveslambert.com

 

 

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