ANAÏD au Triton, Les Lilas (93), janvier 2020

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ANAÏD

Au Triton, Les Lilas (93),

le 22 janvier 2020

 

Reformé depuis quelque temps, ANAÏD s’est produit sur la scène du Triton. Oui, on parle bien de ce groupe créé en 1981 par le batteur et percussionniste Jean-Max Delva et la chanteuse lyrique Emmanuelle Lionet et qui a vu passer en son sein quelques personnalités de la scène jazz canterburyenne (Hugh Hopper, Rick Biddulph, Sophia Domancich, Patrice Meyer…), entre autres.

Dans la masse des jeunes groupes français plus ou moins étiquetés “Canterbury” et “zeuhl”, ANAÏD s’est distingué par un propos musical très personnel fusionnant jazz, rock progressif lyrique et touches ethniques, porté par une voix exceptionnelle à mi-chemin entre Stella Vander et Kate Bush, avec même quelques accents de Sonja Kristina (Curved Air).

Le groupe s’est volatilisé au début des années 1990, laissant à la postérité une cassette, un LP (Belladonna) et un CD compilant les deux (Four Years)… A priori, ce n’était pas assez pour permettre au groupe de s’installer durablement dans les mémoires.

Et pourtant… Contre toute attente, ANAÏD a refait surface en 2013 !

Cette période d’abstinence prolongée n’a pas entamé l’enthousiasme créatif du groupe, qui a enregistré deux nouveaux albums (Libertad et I Have a Dream) et s’est produit sur scène ici et là. Le Triton manquait à son CV, c’est désormais lacune réparée.

Et on peut dire qu’ANAÏD nous a gâtés puisqu’il a livré deux sets bien garnis totalisant un peu plus de deux heures de concert !

Jean-Max Delva et Emmanuelle Lionet étaient entourés de jeunes musiciens que l’on retrouve sur son dernier album, I Have a Dream, à savoir l’excellent Damien Thébaut aux claviers et l’énergique fiston Alexis Delva à la guitare électrique bien mordante. Et ô surprise, ANAÏD a récemment gonflé ses rangs en recrutant Théo Ferrari, dont les parties de saxophones ont indéniablement enrichi les compositions.

L’intégralité de I Have a Dream a été jouée, ainsi que la presque totalité de l’album précédent, Libertad. En final, le lointain passé d’ANAÏD a été salué avec une reprise de Heart Break et, en ultime rappel, la somptueuse Vêtue de noir parue à l’origine sur le premier enregistrement du groupe, une cassette datée de 1986.

C’est peu dire que le public a été littéralement soufflé par la force et l’énergie dégagées par le groupe, dont les compositions exaltaient le calme et la tempête, la rage et la quiétude. Ce concert d’ANAÏD fut un grand partage d’émotions vives !

Texte : Stéphane Fougère
Photos : Sylvie Hamon

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