KRAFTWERK – Live

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KRAFTWERK – Live
(Electronica, 2005)

Après avoir ravi vos oreilles dans une tournée mondiale qui est passée forcément près de chez vous (le terme “près” s’entend au sens mondial), le groupe de Düsseldorf nous a proposé la série Minimum-Maximum CD + DVD qui relate cette tournée. Cette production est fraîchement et bien distribuée et a pu ravir les pieds de votre sapin de Noël 2005 d’autant que TRAVERSES/RYTHMES CROISÉS vous en a dit le plus grand bien (deux chroniques !).

J’aimerais insister sur une production plus discrète de KRAFTWERK live avec ce CD daté et limite officiel (pas de production Kling-Klang dans cette affaire que l’on trouve pourtant dans certaines officines spécialisées). Il s’agit d’un enregistrement live de 1975 – déjà paru en CD et en LP sous le titre Concert Classics) où l’on retrouve la quasi-intégralité du disque Autobahn et c’est un plaisir d’entendre le groupe sur scène sur ce répertoire.

Ce disque est donc un document. À la différence des disques studio de cette époque, et malgré les instruments mentionnés sur la pochette, la musique évolue vers le tout électronique, ce qui préfigure l’avenir. La qualité sonore est très bonne même s’il paraît que le master serait le vinyl.

Le line-up est celui du KRAFTWERK de l’époque : HÜTTER, SCHNEIDER, FLUR, ROEDER. BARTOS n’est pas crédité, mais certains auditeurs le rendent responsable des percussions électroniques qui lui sont si particulières.

Les morceaux Kometenmelodie et Autobahn qui ouvrent le disque sont proches dans leur construction aux titres originaux. Des aventures sonores électroniques parfois dansantes.

La mention spéciale revient au morceau Morgenspaziergang qui passe de 4’00 sur l’album studio à près de 15’00 ici, et acquiert à cette occasion une dimension à la fois spatiale et sereine, sur fond de cloches synthétiques et de synthés analogiques. Tout bonnement autre chose que le morceau original, basé sur des bruits de la nature et des instruments acoustiques, c’est une sorte de raga synthétique qui illustre une dimension de l’école de Düsseldorf du rock allemand des 70’s.

En fait, ce morceau est annoncé par Ralf HÜTTER comme étant Kling-Klang (un titre du deuxième album, mais la musique n’a rien à voir) puis Tanz Musik. Pourquoi le “tracklisting” est-il erroné ? Est-ce parce qu’il s’agit d’un morceau inédit que KRAFTWERK jouait à cette époque et qui n’était jusqu’alors disponible que sur certains pirates de l’époque ?

Peu importe la raison, ce titre est un vrai bonus à ce disque !

Frédéric Vion

(Chronique originale publiée dans TRAVERSES n°20 – juillet 2006, et mise à jour en 2020)

 

 

 

 

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