Robert MIRABAL – Taos Tales

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Robert MIRABAL – Taos Tales
(Silverwave Records)

Natif du village de Taos au Nouveau Mexique, Robert MIRABAL s’est illustré dans de nombreux domaines (tambour, flûte, chant, composition, comédie, poésie…) et nous livre déjà ici son sixième album, Taos Tales, qui est à la fois un hommage aux habitants de Taos et à leur culture, et un témoignage de l’héritage musical de cet artiste passionné intéressé autant par les musiques traditionnelles que par le rock, le jazz et le classique.

Dans Taos Tales, Robert MIRABAL assure bien entendu le chant (traditionnel dans la langue de Taos, le “tiwa”, et le chant moderne), mais également les flûtes, claviers et “bruitages” naturels. Il est accompagné par Michael KOTT au violoncelle et à la basse, Stev CASTILLO aux guitares électrique et acoustique, Reynaldo LUJEN et Jim LUJEN aux percussions, tambours, bâtons de pluie…, tous les musiciens assurant les chœurs et aussi des “bruitages”.

Le violoncelle mène la plupart des morceaux, où la flûte et les percussions tissent des paysages emplis à la fois de joie et de mélancolie, évoquant parfois des chants d’oiseaux ou des cris d’animaux, sentiments amplifiés par la voix de Robert MIRABAL.

La tradition domine dans les compositions, par le biais du chant, du conte, de la flûte de cèdre, des sons naturels, des bruitages, mais également grâce aux envolées et grondements du violoncelle, des rythmes de battements de cœur des tambours et même de la batterie, appuyant la transe dans les morceaux plus rock.

Le climat dominant d’une certaine “musique de chambre” contemporaine n’empêche pas de glisser sur ce disque un solo de flûte, une chanson pour enfants jouée sur un rythme de flamenco, en référence aux conquistadores espagnols, ainsi que quatre titres pop-rock, dont l’un chanté en anglais (Skywalker’s Moon, que l’on imagine bien servir de musique de film).

Ces morceaux sont parfaitement bien intégrés, excepté le deuxième qui semble davantage échappé d’une boîte de nuit et pour lequel s’impose une programmation en dernière position si l’on veut profiter pleinement de l’ambiance générale qui évoque la ville de Taos, sa population tranquille, les brumes du matin et les anciennes ruines anasazi environnantes. Alors, que ce court morceau sans intérêt ne vous empêche pas d’acquérir un tel chef-d’œuvre.

Sylvie Hamon

(Chronique originale publiée dans
ETHNOTEMPOS n°8 – avril 2001)

 

 

 

 

 

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