ART ZOYD – Dangereuses Symphonies

Print Friendly, PDF & Email

ART ZOYD

Dangereuses Symphonies

gerard-hourbette-2001-3Chacun aura remarqué le silence discographique de ART ZOYD au cours de ces trois dernières années. Ce n’est pourtant pas faute de projets… En fait, le groupe s’est commis durant tout ce temps avec l’Orchestre national de Lille et plusieurs personnalités de la création musicale contemporaine pour monter un projet dantesque motivé par le décloisonnement des genres et présenté sur quelques scènes seulement (Maubeuge, Lille, Créteil, Vienne et Mexico) : Dangereuses Visions. Conçu sur trois ans, ce projet a pris fin l’an dernier et ART ZOYD est déjà reparti pour de nouvelles aventures. Il était temps de revenir sur cette épopée unique, d’autant qu’il n’aura pas échappé à nos lecteurs les plus fidèles que ART ZOYD avait inauguré le premier numéro de Traverses… il y a tout juste trois ans !

Pourquoi avoir étalé le projet Dangereuses Visions sur 3 ans ?

Gérard HOURBETTE : C’est un projet sur 3 ans parce que les «masses» mises en mouvement sont tellement importantes sur le plan de l’investissement d’un orchestre et sur les enjeux de la création contemporaine qu’il était inconcevable de le faire juste pour 4 ou 5 concerts. L’une des motivations était évidemment notre envie de travailler avec un orchestre. Pour nous, l’orchestre symphonique est, comme l’a dit un certain compositeur, le meilleur synthétiseur du monde. L’autre était d’ouvrir tout ce qu’on faisait à d’autres compositeurs, de les inviter quels que soient leurs horizons – qu’ils viennent de studios électroniques comme Luc FERRARI ou Gérard PAPE ou d’univers un peu plus rock comme GRANULAR SYNTHESIS ou d’univers mixtes, tel Heiner GOEBBELS, qui a pratiqué à la fois l’école classique/contemporaine, le théâtre musical et la musique improvisée. Tout cela s’est marié, et il nous fallait un partenaire prêt à tenter l’aventure.

Il s’agissait de recréer une aventure musicale qui soit partagée par les compositeurs et par le public, former une association au profit de la création contemporaine qui est, il faut bien le dire, un peu stérilisée. Et là, nous sommes ravis : nous avons réussi notre pari de remplir des salles avec de la musique contemporaine, ce qui n’était pas gagné au départ.

Votre choix s’est-il porté immédiatement sur l’Orchestre national de Lille ?

GH : Oui, il était essentiel pour nous de travailler avec un orchestre qui soit à proximité. Or, l’Orchestre national de Lille était déjà rompu à la musique contemporaine – j’ai vu des concerts où il travaillait avec des quarts de ton et des orchestres divisés, je l’ai vu dans des pièces de VARESE, de LYGETI – et je savais qu’on avait un interlocuteur prêt à tenter l’aventure. Le fait que ce soit un projet régional facilitait aussi la rencontre tant en ce qui concerne la proximité géographique que des croisements financiers, si je puis dire, vu que ce n’était pas une opération simple à monter.

art-zoyd-dangereuses-visions-2

Connaissiez-vous Jean-Claude CASADESUS avant cela ?

GH : Oui bien sûr, mais il n’était pas évident au départ qu’il accepte le projet. C’est quand même quelqu’un qui avait une carrière assez importante derrière lui et son orchestre tournait vraiment bien. Il lui a fallu tout remettre en jeu et réfléchir sur l’orchestre du XXIe siècle, si l’on veut. Élargir un orchestre à de nouveaux langages et tenter cette expérience, ce n’était pas donné. Les orchestres symphoniques ne sont pas obligés de la tenter.

Comme tu l’as dit tout à l’heure, il ne s’agissait donc pas uniquement d’une rencontre ART ZOYD et l’Orchestre national de Lille ?

GH : Non, on a voulu ouvrir nos technologies à d’autres compositeurs, leur donner carte blanche pour écrire des compositions pour orchestre et ces nouvelles technologies. Là-dedans, le concert «total» d’ART ZOYD s’étale sur 3 ans ; c’est-à-dire que chaque année ART ZOYD a joué une pièce, ce qui fait l’équivalent d’un concert, mais divisé sur 3 ans.

* Le Plaisir des progressions glissantes *

La première année, ART ZOYD a choisi de jouer une pièce qui avait déjà servi pour Häxan. Pourquoi ?

GH : Pas vraiment ! C’est une pièce qui s’appelle Glissements progressifs du plaisir et qui s’étale sur 1 heure et demie ! Sur le CD Häxan, il y a un extrait et, avec l’Orchestre, on a joué un autre extrait. Mais il est vrai qu’il y a une partie commune, disons les 7 ou 8 dernières minutes. En fait, même l’extrait qui figure sur le CD Häxan n’a pas été joué lors des représentations de Häxan. Le disque n’a rien à voir, il s’appelle Häxan parce qu’il est sorti au moment des représentations de Häxan. On y reconnaît les pièces qui ont servi pour organiser la lecture du film, mais je ne voulais pas, comme cela avait été fait pour Faust, des extraits coupés. Dans les représentations scéniques de Häxan, Glissements progressifs du plaisir sert pendant 3’30 à peu près. Il doit y avoir un autre extrait de 3 ou 4 minutes…

Häxan, c’était une expérience cinéma/musique et on n’avait pas envie de faire de la musique de commande sur un film. On a cherché à être le plus sincère musicalement au moment où les compositions ont été élaborées et on a cherché ce qui était le plus adapté au film. On s’est rendus compte – j’en ai parlé à l’époque de Nosferatu et de Faust – que les musiques qui fonctionnaient quelquefois le mieux avec un film n’étaient pas forcément celles qui sont faites avec le film en tête, même si on regarde le film des centaines de fois.

La magie ou la connexion qui se font sont vraiment à chercher en dehors de l’illustration pure. Cela explique que Glissements progressifs du plaisir, qui était ma préoccupation majeure au moment d’Häxan, a servi pour un passage de ce dernier, parce qu’on ne pouvait raisonnablement songer à une autre musique pour cette séquence. En même temps, je ne tenais pas à ce que ce soit réduit à une pièce de 3 minutes par-ci, par-là. Elle a une progression très logique qui ne se retrouve pas non plus dans la version avec l’Orchestre de Lille, car il s’agit là encore d’extraits. Mais pour moi, c’est une pièce d’1 heure et demie et qui ne peut s’expliquer sans cette heure et demie.

art-zoyd-dangereuses-visions-1

Il y a donc des passages qui n’ont pas encore été exploités ni sur scène ni sur disque ?

GH : En fait, la version complète vient d’être créée récemment à Maubeuge avec un orchestre de 50 musiciens, amateurs pour la plupart. C’est un orchestre qui comprend des guitares électriques, 14 batteries et 14 cuivres. Glissements progressifs du plaisir constitue la première partie d’une pièce qui s’appelle u.B.I.Q.U.e, plus ou moins librement inspirée du livre Ubik de Philip K.DICK, et la seconde est Métempsycose, une pièce de 74 minutes qui fera l’objet d’un prochain enregistrement.

Glissements progressifs du plaisir... Aucun rapport avec Alain ROBBE-GRILLET ?

GH : C’est vrai que je lui ai volé son titre. J’espère qu’il ne m’en voudra pas, où qu’il soit… C’est une plaisanterie. «Glissements», ça me paraissait très bien parce que cette pièce ne glisse pas, «progressifs» parce que ça n’a rien de progressif, mais plutôt de cumulatif, et «du plaisir» parce que… Moi, je dis toujours que c’est un orgasme raté ! (rires) C’est vraiment une plaisanterie. La musique doit garder son mystère. Les motivations profondes d’une pièce sont multiples et quelquefois contradictoires et j’adore trouver des titres qui me semblent très évidents au moment où je les trouve, alors que le lendemain, je ne me souviens absolument pas pourquoi je les ai choisis… C’est ce qui s’est passé avec la Petite Messe à l’usage des pharmaciens (album Berlin). Un jour, un pharmacien m’a demandé : «Mais qu’est-ce que vous avez contre les pharmaciens ?» «Comment ça, lui ai-je répondu, j’ai quelque chose contre les pharmaciens ?» «Ben oui, pourquoi avez-vous intitulé votre pièce comme ça ?» J’en sais rien…

* Expansion et Exportation *

A l’occasion du cycle Dangereuses Visions, ART ZOYD s’est élargi. Il y a eu des nouveaux membres, comme Mireille BAUER et Emma POLI-STEPHENSON. Sont-ils juste de passage ?

GH : Je souhaite que ce ne soit pas seulement un passage éclair. On en a discuté ensemble… Il se trouve que ce sont les projets qui «créent» les musiciens, mais je souhaite vraiment que ART ZOYD s’élargisse, d’abord sur le plan électro-acoustique et sur le plan instrumental. Je suis persuadé qu’un instrument a une vie que n’a pas l’électronique… Avec Mireille, on mène déjà tout un travail sur les percussions. C’est pas par hasard qu’on lui a demandé de venir travailler avec nous.

Quels ont été les compositeurs impliqués dans l’aventure de Dangereuses Visions depuis le «premier acte» ?

GH : Pour le «deuxième acte», il y a eu d’autres compositeurs qui sont intervenus, tels que Heiner GOEBBELS, Michael SAUP, GRANULAR SYNTHESIS et Pierre VASSEUR, qui a travaillé avec Pierre SCHAEFFER. Sur ma pièce, Noces accidentelles (encore une «joke» – je voulais même l’appeler «Amour, Gloire et Beauté» !), il y avait des images de la vidéaste Lydie JEAN-DIT PANEL. Le tout était dirigé par Alain FRANCO. La particularité du deuxième acte, c’est qu’il a été repris avec l’Orchestre national du Mexique puisqu’on a joué deux fois à Mexico. Ça a été un énorme succès. On a joué également près de Vienne, dans le cadre de l’ouverture du Festival du Danube.

C’était la première fois que Dangereuses Visions s’exportait hors de France ?

GH : Tout à fait. On a joué devant plus de 7 000 personnes, dont à peu près 3 500 en France. Le «troisième acte» a été joué à Lille, devant 1 200 personnes, puis Maubeuge et enfin Créteil. Pour la dernière année avec l’Orchestre national de Lille, je n’ai pas eu envie de refaire une création avec orchestre, vu qu’il y a eu en janvier la version définitive et complète de u.B.I.Q.U.e, j’ai donc eu envie de réaliser Symphonie pour le jour où brûleront les cités, ma toute première pièce pour ART ZOYD, en 1975-76.

J’ai confié l’orchestration à un jeune homme compositeur du Conservatoire de Paris. Je ne suis quasiment pas intervenu sur la réalisation orchestrale, je voulais vraiment que ce soit traité comme une nouvelle composition, avec des oreilles neuves, à deux personnes en fait. Moi, j’ai réalisé les parties de sax et les parties d’ART ZOYD, qui sont en quelque sorte le fantôme de l’orchestre, un contre-orchestre imaginaire, pas très fourni, avec des sons très bas (l’orchestre ne descend pas), des fantômes de trompettes qui sont derrière l’harmonie de l’orchestre, un piano tout bête et quelques percussions. Pour ma part, je «perturbe» l’ensemble avec des sons qui n’ont rien à voir, des cris, des chuchotements, des rires, des bruits de pas, des portes qui claquent… Je me suis amusé à faire le contrepoint.

Et pour retrouver le côté free-jazz qui était quand même très caractéristique de la première époque d’ART ZOYD, j’ai demandé à Bart MARIS, un trompettiste bruxellois, de recréer les solos de trompette. Donc, ça fait du monde sur cette pièce : les 5 musiciens d’ART ZOYD, Bart MARIS, 4 saxophonistes (le BLINDMAN KWARTET), l’orchestre symphonique sous la direction de Fayçal KAROUI, sans oublier sa fille, qui a une lecture vidéo de la pièce complètement personnelle (on ne s’est pas consulté pour les images).

C’est l’objet de Dangereuses Visions que de donner carte blanche aux compositeurs, mais aussi aux créateurs d’images pour réaliser leur vision non pas illustrative de la pièce musicale, mais complémentaire. Ça, j’y tiens beaucoup.

art-zoyd-dangereuses-visions-3

* Le Choix des Aventuriers *

En tout, vous avez fait appel à 9 compositeurs sur le cycle de 3 ans de Dangereuses Visions. Quels ont été les critères de sélection ?

GH : C’est le résultat d’un choix artistique avant tout, en partenariat avec l’Orchestre national de Lille, mais pas seulement sur des critères d’écriture orchestrale. Bien sûr, il y a un peu le hasard des disponibilités ou non des personnes, mais aussi le rapport entre les gens, l’idée étant de ne pas réduire le choix en fonction des critères de chapelles, d’écoles, etc., mais plutôt d’offrir un panel de choix musicaux assez diversifiés, parfois même contradictoires. L’idée était en fait d’ouvrir des portes.

A l’aube du nouveau siècle, il importe de savoir ce qu’est un orchestre symphonique, ce que peuvent lui apporter les nouvelles technologies… Par exemple, doivent-elles servir d’«éléments perturbateurs» ? (L’an dernier, Heiner GOEBBELS avait carrément utiliser ART ZOYD comme un immense perturbateur de l’orchestre.) Ou au contraire ces technologies doivent-elles s’intégrer de manière assez fine, ou amener tout ce qui est de l’ordre de la musique concrète (voix, chuchotements…) au sein d’un orchestre, comme c’était le cas avec la pièce de FERRARI dans le premier acte ?

Voilà, c’est donc un choix volontairement éclectique qui ne reflète surtout pas d’idéologie, même si le résultat n’est pas toujours probant. L’idée était de constituer un recueil de nouvelles symphoniques dans lequel l’auditeur peut se trouver des affinités ou des antipathies. Ça m’amuse beaucoup, ça !

Les compositeurs sélectionnés étaient-ils déjà familiers du travail avec un orchestre symphonique ?

GH : Chaque compositeur est un cas particulier. Il n’y a aucun cas qui ressemble à l’autre. En ce qui me concerne, ça a été une grande nouveauté d’écrire pour orchestre il y a 2 ans. Du reste, ça ne me donne pas forcément envie de continuer, même si ça a été une expérience intéressante. C’est un art assez subtil, mais qui ne correspond pas à mes idéaux musicaux. Paradoxalement, quelque chose d’aussi ancien que Symphonie pour le jour où brûleront les cités était plus en phase avec l’idée d’orchestre que mes pièces actuelles, comme u.B.I.Q.U.e, qui font plus appel aux technologies électroniques.

Les machines se suffiraient donc à elles-mêmes ?

GH : Non, je reste persuadé que l’énergie des gens qui jouent d’un instrument est extrêmement importante, mais à l’issue de ce cycle de 3 ans, je pense qu’il est plus simple de travailler avec des formules plus réduites et des gens plus motivés de manières à explorer d’autres formes d’interactions.

* Visions pour le jour où brûleront les symphonies *

Le décloisonnement des genres était également induit par la démarche de Dangereuses Visions. Crois-tu que l’expérience ait été probante en la matière ?

GH : Je pense qu’il n’y a pas d’avenir pour la musique s’il n’y a pas décloisonnement des genres. Si des institutions aussi ancrées que les orchestres symphoniques ne se remettent pas en question, on risque d’aboutir à une culture de musée peut-être nécessaire en termes de patrimoine, mais qui n’est assurément pas une réponse aux artistes, aux créateurs, du fait d’une invasion trop prégnante d’un certain fonctionnarisme qui bloquerait la création… Si on veut mener une aventure avec des musiciens, il faut des musiciens disponibles, prêts à l’erreur et à recommencer, et qui aiment la création. Vu les expériences qu’on a eues avec les orchestres symphoniques, on n’est quand même pas tout à fait en phase là-dessus ! (rires)

Il y a des gens dans un orchestre qui ont très envie de faire avancer la machine, mais il y a aussi des «traîne-la-patte», des fonctionnaires… Les compositeurs sont des gens fragiles, ils ont besoin d’enthousiasme. Il faut que chacun fasse en sorte que ça sonne le mieux possible dès le départ de manière ensuite à peaufiner, à améliorer… Prends n’importe quel texte de théâtre, aussi bon soit-il, s’il est joué sans enthousiasme et sans foi, il finira de façon ridicule sur scène. Pour la musique, c’est pareil.

Ce que je retire des expériences avec orchestre, c’est qu’on n’est pas tout à fait à 100 % d’enthousiasme et cela empêche de porter des projets à l’incandescence. Je ne pense pas qu’il puisse y avoir de création sans incandescence.

Cela dit, je ne regrette absolument rien de cette expérience. Il y a eu des pièces qui ont merveilleusement sonné, des chocs, des rencontres… Comme je l’ai dit, c’est un recueil de nouvelles. J’aime cette image, car aucun écrivain ne construit sa carrière sur des nouvelles. Là, c’est pareil. Dangereuses Visions a été de ce point de vue une aventure passionnante qui, je pense, n’est pas finie. Il pourrait y avoir un «Dangereuses Visions IV» ou «V». Pourquoi pas ? Je suis prêt à repartir sur cette idée, fort des expériences passées évidemment.

En dehors de Dangereuses Visions, quels sont les autres projets d’ART ZOYD ?

GH : ART ZOYD se divise en deux grandes branches de projets : une création – qui pour moi devrait être plus pointue, plus «artzoydienne» -, c’est-à-dire l’exploration de nouveaux paysages, de nouvelles pièces. Après un passage un peu à vide du fait de ces créations «annexes» si l’on veut, je pense qu’on va s’acheminer vers ces pièces pour le groupe ART ZOYD, principalement les miennes, bien que Patricia DALLIO et Daniel DENIS interviendront dans certains concepts.

De l’autre côté, il y a un studio qui fonctionne de plus en plus, qui accueillera de plus en plus de résidences et, sous la direction artistique d’ART ZOYD, des créations confiées à des créateurs invités dans le cadre d’un centre transfrontalier de création et de production musicale, sur l’«instrumentarium» qu’on utilise ou dérivé de celui-ci. On a ainsi travaillé sur une nouvelle création qui s’intitule Expériences de vol. C’est un peu la continuité de Dangereuses Visions. Elle se fera avec l’Orchestre royal de chambre de Wallonie, un ensemble de 15 cordes qui est près de chez nous, et l’Ensemble Musiques Nouvelles de Belgique, qui est passionné par ces rencontres de technologies musicales de studio et instruments classiques.

Et bien sûr il y a des créations comme u.B.I.Q.U.e ; un opéra, Phase V, enregistré depuis 2 ou 3 ans maintenant ; Noces accidentelles, une reprise de différentes pièces d’ART ZOYD retravaillées avec les vidéos de DUMB TYPE, etc. Ça, c’est un grand spectacle un peu dans la lignée des films Nosferatu, Faust et Häxan. Quant à moi j’ai plein de choses en tête, mais je suis en période de modification.

Propos recueillis par Stéphane Fougère
le 13 mars 1998 et le 3 mars 2000 à la Maison des Arts de Créteil

Site : http://www.artzoyd.net/

NDLR : Depuis cet entretien avec Gérard HOURBETTE, la formation d’ART ZOYD a changé. On trouve désormais dans le groupe : Serge BERTOCCHI (saxophones baryton, alto et soprano), Didier CASAMITJANA (percussions, pads), Patricia DALLIO (claviers, samplers), Yukari HAMADA (claviers) et Gérard HOURBETTE (pads, claviers, samplers).

Par ailleurs, à l’heure où nous rédigeons ces lignes, le nouveau CD d’ART ZOYD, u.B.I.Q.U.e, est prévu pour mars 2001.

Lire la suite : entretien avec Gérard HOURBETTE – Expériences de vol #1, 2

Laisser un commentaire