WAKAN TANKA – Authentic Music of the American Indian

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WAKAN TANKA – Authentic Music of the American Indian
(Spalax – Coffret 3 CD – 1997)

WAKAN TANKA, littéralement le Grand Mystère, est aussi couramment appe­lé le Grand Esprit. Les Amérindiens, mal­gré l’in­terdiction des danses et tradi­tions dans les réserves qui subsis­tait encore au début du XXe siècle, ont su trans­mettre leur culture à leurs des­cendants. C’est pour cette raison que les cérémonies, telle la Danse du Soleil, sont encore pratiquées aujourd’hui.

Ici, pas de synthés, mais des chants traditionnels, ac­compagnés de tambours. THE WHITE CLOUD SIOUX SINGERS rend hommage au travail de Jerry WHITE CLOUD, chanteur traditionnel au­jourd’hui disparu. THE FORT YATES SINGERS est un groupe qui existe depuis plusieurs gé­né­rations et est composé d’hommes et de femmes, dont THE GOODHOUSE FAMILY, que l’on retrouve sur le troisième CD.

The Spirit of Wakan Tanka (compilation de plusieurs artistes), quant à lui, débute par un mor­ceau joué à la flûte par Andrew VASQUEZ (Legend of Inya), ac­compa­gné du tonnerre et d’un récit de Sissy GOODHOUSE sur la création de la nation Lakota (Sioux) par WAKAN TANKA. On y re­trouve les thèmes repré­sentatifs de la culture amérindienne : la nature, les en­fants, le cou­rage, la danse, la transition vers une autre culture (Song of departure par Earl BULLHEAD et SPIRIT OF SONG SINGERS, chant trad’, narration et tam­bours)…

Beaucoup de flûtistes sont pré­sents : en solo (Kevin LOCKE), souvent accompa­gnés de chants d’oiseaux (Andrew VASQUEZ, First Season, Keith BEAR, Along the River, Brian AKIPA, qui a ajouté des per­cussions et cris d’animaux di­vers) ou encore de tambours, percussions et claviers (Joseph FIRE CROW). Les chants traditionnels ne sont pas oubliés : Children’s song et Cricket song, chantés par des en­fants et des femmes (The GOODHOUSE FAMILY). Le disque s’achève par un mor­ceau qui termine ha­bituellement les Pow Wows, Tawapaha Olowan, en hommage aux ancê­tres.

Ces trois CD sont vendus en cof­fret et sont accompagnés d’un livret pré­sentant une par­tie de la collection consa­crée aux musi­ques amérindiennes par le label Spalax. Les pho­tos des pochettes sont, pour la plupart, d’Edward S. CURTIS, qui a immortalisé les différentes tribus existant encore au début de ce siècle par environ 40 000 clichés. Un petit objet trône égale­ment au milieu de ce cof­fret : le Dream Catcher qui, suspendu au-des­sus de votre lit, est chargé de “capturer” vos mau­vais rêves… 

Sylvie Hamon

(Chronique originale publiée dans
ETHNOTEMPOS n°1 – février 1998)

 

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